MONDIAL-Infiniti pourra équiper ses partenaires avec son nouveau moteur

lundi 3 octobre 2016 12h56
 

PARIS, 3 octobre (Reuters) - Le nouveau moteur à taux de compression variable présenté par Infiniti au Mondial de l'automobile pourra à terme équiper les partenaires Nissan, Renault ou Daimler, a déclaré Alain Rapposo, directeur de la planification des motorisations de l'alliance Renault-Nissan.

Plusieurs constructeurs travaillent sur la compression variable mais Infiniti, la marque haut de gamme de Nissan , est la première à avoir trouvé la juste équation pour produire cette technologie en série.

Son VC-T de quatre cylindres, qui offre un meilleur compromis puissance-consommation qu'un grand V6, sera produit en série à partir de 2018 avec une capacité pouvant potentiellement atteindre 1.000 unités par jour.

Développé au Japon, le nouveau moteur sera destiné essentiellement au marché américain dans un premier temps.

"Globalement, c'est le début d'une famille d'organes qui va se décliner sur les marques de l'alliance, bien sûr d'abord sur le haut de gamme, c'est pour cela qu'Infiniti arrive en premier", a déclaré Alain Rapposo aux journées presse du salon de l'automobile de Paris.

"Il est aussi plus facile d'investir de l'argent sur Infiniti que sur Nissan ou Renault, mais globalement il n'y a pas de raison que ça ne se propage pas", a-t-il ajouté.

Prié de dire si le moteur pourrait également servir à des modèles Mercedes du partenaire allemand Daimler, Alain Rapposo à répondu: "Peut-être".

Pour s'adapter à des normes d'émissions de plus en plus sévères, les constructeurs multiplient les axes de recherches sur un large éventail de technologies de moteurs : essence à cylindrée réduite ou variable, diesel avec systèmes de dépollution améliorés, hybride électrique classique, hybride rechargeable, électrique à batterie, avec ou sans prolongateur thermique d'autonomie, électrique à pile à combustible...

"En trente années, je n'ai jamais vu ça, une explosion des possibilités avec (...) des réglementations qui arrivent dans tous les sens, qui ne font pas la promotion des mêmes technologies", a poursuivi Alain Rapposo.

"Du coup, en termes de charge de développement, c'est sûrement la période la plus difficile que j'ai vue. Parce que les budgets ne sont pas proportionnels à la volumétrie de technologies qu'on pourrait utiliser ou demander à utiliser aujourd'hui." (Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)