Pas de taxation des hauts salaires pour renflouer l'Unedic-Valls

dimanche 2 octobre 2016 14h56
 

PARIS, 2 octobre (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls a exclu dimanche l'éventualité d'augmenter les prélèvements sur les hauts salaires pour contribuer au redressement des comptes de l'Unedic, l'organisme gestionnaire de l'assurance chômage.

"Il y a des pistes que j'exclus, comme la taxation des plus hauts salaires", a déclaré Manuel Valls lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

L'assiette des cotisations d'assurance chômage est aujourd'hui plafonnée à 12.872 euros c'est-à-dire qu'il n'y a pas de prélèvements de cotisations chômage au-delà de ce seuil.

Selon un rapport de la Cour des comptes rendu public début mars, la suppression de ce plafond permettrait à l'Unedic d'engranger 800 millions d'euros de recettes supplémentaires.

Le chef du gouvernement a en revanche indiqué que la taxation des contrats courts restait à l'étude, même si "elle n'est pas facile à mettre en oeuvre".

"Il y a des pistes sur lesquelles il faut travailler car, à partir d'un bon diagnostic comme le recours excessif aux contrats très courts dans notre pays, il ne faut pas trouver de mauvaises réponses cependant qui dévaloriseraient le travail".

L'Etat a repris la main sur l'assurance chômage après l'échec en juin des négociations des partenaires sociaux sur une nouvelle convention, une première depuis 1982.

La ministre du Travail Myriam El Khomri a reçu ces dernières semaines les représentants des syndicats et du patronat.

Manuel Valls, qui a assuré dimanche qu'une solution devra être trouvée avant la fin de l'année a précisé que le gouvernement réunirait les partenaires sociaux dans les prochaines semaines.

"Une solution négociée est toujours meilleure qu'une décision unilatérale et imposée", a-t-il prévenu en précisant que l'Etat prendrait ses responsabilités si syndicats et patronat ne parviennent pas à un accord. (Myriam Rivet, édité par Pierre Serisier)