RESUME DE L'ACTUALITE A 10H05 GMT (27/05)

vendredi 27 mai 2016 12h05
 

PARIS - François Hollande a mis en garde aujourd'hui les auteurs des actions contre la loi Travail contre le danger de "mettre en difficulté" une économie qui "repart" en France, se posant en garant des libertés de circuler et de travailler.

Du Japon où il participait à un sommet du G7, le président s'est dit déterminé a faire aboutir le projet de loi Travail, contesté par certains syndicats qui ont organisé hier une huitième journée de mobilisation et durci ces derniers jours le mouvement avec des grèves dans des secteurs stratégiques comme le pétrole et les centrales nucléaires.

"En ce moment, notre économie repart, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, et ce qui vient de se passer au G7 me conforte dans cette idée (...) alors ce n'est pas le moment de mettre en difficulté l'économie française", a déclaré le chef de l'Etat devant la presse.

Parmi les dernières statistiques publiées, le FMI a relevé sa prévision de croissance de l'économie française en 2016 à près de 1,5% contre 1,1%, et le chômage a baissé en avril pour le deuxième mois consécutif.

Comme le Premier ministre Manuel Valls la veille, François Hollande a promis de défendre les libertés de circuler et de travailler, alors que la pénurie d'essence menace en raison du blocage de raffineries et de dépôts de carburant.

"Nous avons pris les mesures nécessaires et nous continuerons de les prendre, toujours dans le respect des libertés", a-t-il dit. "Mais aussi avec la première des libertés, qu'est la liberté de circuler, la liberté d'aller et venir, la liberté de travailler ou la liberté de pouvoir se rendre là où on veut".

Les sept organisations hostiles au projet de loi Travail ont appelé vendredi à "amplifier la mobilisation" au lendemain de nouvelles manifestations qui ont rassemblé entre 154.000 et 300.000 personnes dans les rues.

Ces syndicats, qui font le constat d'une "détermination (...) sans faille" des opposants, ne fixent pas pour autant de nouvelle date avant celle, déjà au calendrier, du 14 juin, en plein Euro de football.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, en a de son côté appelé ce matin à François Hollande pour débloquer la crise. "A un moment donné, c'est lui qui peut débloquer la situation, c'est évident", a-t-il déclaré à BFM TV avant de s'adresser directement au chef de l'Etat : "Ne soyez pas rigide, regardez en face la situation."   Suite...