27 mai 2016 / 02:07 / il y a un an

RESUME DE L'ACTUALITE A 02H00 GMT (27/05)

PARIS - Au moins 174 cortèges ont défilé jeudi pour la huitième journée de grèves et de manifestations contre la loi Travail et soixante dix-sept personnes ont été interpellées lors d'incidents dans toute la France qui ont fait d'autre part 15 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, annonce le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Un manifestant a été en outre grièvement blessé à Paris lors d'échauffourées entre des policiers et des activistes qui tentaient de bloquer le boulevard périphérique. Des heurts et des dégradations sont survenues à proximité notamment sur la place de la Nation, point d'arrivée du cortège dans l'Est parisien, où la police a fait usage de gaz lacrymogène.

Les opposants au projet de loi de Myriam El Khomri peinent cependant à faire le plein de manifestants : seules 18.000 à 19.000 personnes se sont jointes au cortège parisien cet après-midi selon le ministère de l'Intérieur, 100.000 selon la CGT.

PARIS- Face aux manifestants et grévistes qui se sont ralliés jeudi à l'appel d'une intersyndicale conduite par la CGT, appuyée par Force ouvrière, le gouvernement a réaffirmé son intransigeance, promettant d'assurer l'approvisionnement en carburant et en électricité des Français tout en envisageant des aménagements à la marge du texte.

En première ligne dans cette guerre d'usure, Manuel Valls a répété qu'il n'était pas question de renoncer au projet de loi, dont la CGT demande le retrait, mais a jugé possible des "améliorations" sans toucher à sa "philosophie". Une position approuvée par François Hollande, qui a déclaré en marge du sommet du G7 au Japon qu'il partageait les propos du Premier ministre et qu'ils en avaient parlé.

Alors que le blocage de raffineries et de dépôts de carburant par des militants de la CGT provoquent un début de pénurie, le Premier ministre a assuré que tout serait fait pour assurer l'approvisionnement énergétique du pays.

"On ne peut pas bloquer un pays, on ne peut pas s'en prendre ainsi aux intérêts économiques de la France", a-t-il répété lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

PARIS - Le mouvement de grève contre la loi Travail dans les centrales nucléaires françaises s'est traduit hier par une baisse de production électrique de plusieurs milliers de mégawatts. Selon une porte-parole d'EDF, le taux de grévistes était de 9,89% dans la matinée dans les installations du groupe.

Selon Laurent Langlard, porte-parole de la fédération mines-énergie de la CGT, la grève votée dans ces 19 centrales s'est traduite par une baisse de charge de 6.000 mégawatts. Une application internet du Réseau de transport d'électricité (RTE) montre que cette baisse de production a plutôt été de 3.000 à 4.000 MW, un chiffre resté très inférieur à ce qu'il peut être lors de conflits sociaux concernant directement le secteur et EDF, a précisé Laurent Langlard.

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ISE-SHIMA - Les dirigeants du G7 ont jugé vendredi la croissance mondiale toujours inférieure à son potentiel et plaidé pour des politiques budgétaires et monétaires coordonnées visant à stimuler l'activité économique, tout en laissant chaque pays libre de sa méthode.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie et du Canada promettent en outre de tout faire pour que l'accord de Paris sur le climat entre en vigueur avant la fin de l'année et qualifient de "risque sérieux" pour l'économie mondiale l'éventualité d'une sortie de l'UE du Royaume-Uni.

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ROME - Quatre-vingt huit migrants ont pu être secourus hier après un nouveau naufrage au large des côtes libyennes, dont le bilan est encore inconnu, a annoncé la garde-côtes italienne.

Dans un premier temps, elle avait dit craindre que ce bilan n'atteigne 80 morts. Sur la base des photos prises par l'avion qui a repéré le naufrage, la mission européenne Sophia, qui lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée, évalue le nombre de morts entre 20 et 30, a annoncé un porte-parole.

"Nous ne savons pas combien de personnes se trouvaient à bord", a par ailleurs déclaré un représentant des gardes-côtes.

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LE CAIRE- Un navire de la marine française est parti hier de Corse, avec à son bord des équipements d'exploration sous-marine pour la recherche des boîtes noires de l'Airbus d'EgyptAir qui s'est abîmé la semaine dernière en Méditerranée, a annoncé le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA).

"Une campagne de recherches sous-marines va débuter dans les prochains jours par l'arrivée sur la zone de l'accident du bâtiment hydrographique Laplace de la marine française", a déclaré le BEA jeudi soir dans un communiqué.

Le Laplace a appareillé de Porto-Vecchio et transporte de l'outillage sous-marin conçu par la société française Alseamar, recrutée par les enquêteurs égyptiens pour poursuivre des recherches en eaux profondes au nord d'Alexandrie. Deux enquêteurs du BEA font partie du voyage.

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BRUXELLES - La cellule islamiste démantelée hier en Belgique envisageait de commettre des attentats à Anvers, notamment à la gare, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Huit perquisitions effectuées pour la plupart dans la deuxième ville du pays ont permis l'arrestation de quatre adolescents qui ont été inculpés de participation aux activités d'un groupe terroriste. Les suspects sont soupçonnés d'avoir recruté des volontaires pour la Syrie et la Libye ou d'avoir eux-mêmes eu l'intention de s'y rendre pour combattre dans les rangs de l'organisation Etat islamique.

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GENEVE - L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré hier qu'il ne serait pas possible de reprendre les négociations visant à mettre fin au conflit syrien avant au moins deux ou trois semaines.

Dans un communiqué diffusé après des consultations avec le Conseil de sécurité de l'Onu, le diplomate suédois précise qu'il est en contact permanent avec les différentes parties au conflit et qu'il les consultera avant de fixer une date de reprise des pourparlers.

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WASHINGTON - Le probable candidat républicain à la Maison blanche Donald Trump et l'outsider du camp démocrate, Bernie Sanders, ont l'un et l'autre exprimé leur intérêt pour un débat public, un face-à-face inhabituel qui pourrait avoir lieu avant les primaires de Californie, le 7 juin.

Bernie Sanders, sénateur du Vermont qui se présence comme un "démocrate socialiste", a peu de chances d'obtenir l'investiture de son parti face à l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, alors que Donald Trump est assuré de décrocher l'investiture républicaine, tous ses rivaux ayant jeté l'éponge.

BISMARCK, Dakota du Nord - Donald Trump a promis hier d'enterrer l'accord de Paris sur le climat en révoquant les engagements pris par Barack Obama pour limiter le réchauffement s'il lui succède à la Maison blanche et d'appuyer le projet d'oléoduc Keystone XL et l'exploitation du pétrole de schiste pour assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis.

Dans son premier discours consacré à l'énergie, à Bismarck, dans le Dakota du Nord, plus gros producteur de pétrole de schiste du pays, le candidat à l'investiture du parti républicain a expliqué qu'il ferait de la domination mondiale des Etats-Unis dans le domaine de l'énergie "un objectif de politique étrangère et un objectif stratégique".

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PARIS - Des perquisitions ont été menées le 18 mai au siège de la filiale française de McDonald's, visée par une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, a-t-on appris hier de sources proches du dossier.

"Une perquisition a bien eu lieu au siège de McDonald's en France le 18 mai", a déclaré à Reuters une source proche de l'enquête, interrogée sur cette information des Echos.

Une autre source ajoute qu'une enquête préliminaire a été ouverte à la suite d'une plainte déposée en décembre dernier par l'ancienne juge d'instruction et candidate à la présidentielle française Eva Joly, au nom du comité d'entreprise de McDonald's Ouest parisien.

L'administration fiscale française réclame 300 millions d'euros à la filiale française de McDonald's, soupçonnée d'avoir dissimulé des revenus grâce à un montage financier passant par le Luxembourg et la Suisse, rapportait fin avril L'Express.

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