LEAD 1-BNP Paribas reste ambiguë sur sa succursale aux îles Caïmans

mercredi 25 mai 2016 13h27
 

PARIS, 25 mai (Reuters) - BNP Paribas est restée ambiguë mercredi sur son intention de fermer ou garder ouverte sa succursale aux îles Caïmans, au lendemain d'une information du mouvement Attac selon laquelle la banque a annoncé début mai en comité central d'entreprise vouloir fermer ses dernières branches.

Mardi, la banque française n'avait pas souhaité commenter directement cette information mais avait précisé : "BNP Paribas rappelle, comme indiqué dans son document de référence, avoir fermé en 2015 ses deux filiales et ne plus détenir que deux succursales dans les Iles Caïmans".

Auditionné mercredi par la commission des Finances du Sénat sur ses activités aux îles Caïmans, le directeur général adjoint de BNP a laissé entendre que l'information d'Attac était avérée, avant d'indiquer que sur les deux succursales encore ouvertes, celle de BancWest (filiale américaine de BNP) était en cours de fermeture.

"Les articles récemment parus dans la presse sont exacts au sens où ils soulignent le fait que notre groupe a réduit très fortement le nombre d'implantations aux Caïmans", a répondu Jacques d'Estais aux sénateurs.

"La succursale Bank of the West est inactive et en cours de clôture."

Il n'a pas donné d'indication sur ce qu'il adviendrait de la dernière succursale encore active détenue par BNP Paribas.

Interrogé par Reuters sur ce point, un porte-parole de BNP n'a pas souhaité apporter plus de commentaire.

Jacques d'Estais s'exprimait dans le cadre d'un cycle d'auditions décidées par la haute assemblée après les révélations des "Panama Papers", c'est-à-dire l'enquête menée pendant un an par 378 journalistes de 77 pays sur 11,5 millions de documents provenant du cabinet panaméen Mossack Fonseca spécialisé dans le montage de sociétés offshore.

Le directeur général adjoint de BNP Paribas a répété que son groupe avait cessé ses activités liées à l'administration de sociétés offshore et que, depuis 2013, il n'ouvrait plus de compte au nom de structures juridiques offshore pour des clients résidents fiscaux français.   Suite...