Sanofi va présenter ses candidats pour le conseil de Medivation-sces

mercredi 25 mai 2016 08h42
 

25 mai (Reuters) - Sanofi pourrait présenter dès ce mercredi ses candidats pour le conseil d'administration de Medivation, que le laboratoire français veut révoquer après le refus de la biotech américaine d'engager des discussions sur son offre de rachat, a-t-on appris de sources au fait du dossier.

Sanofi s'apprête à nommer huit candidats parmi lesquels Michael Campbell, ancien directeur général d'Arch Chemicals, Ronald Rolfe, un ancien associé du cabinet juridique Cravath, Swaine & Moore, et Barbara Deptula, ancienne vice-président exécutive de Shire, a précisé l'une des sources.

Sanofi s'est refusé à tout commentaire.

Le groupe français s'était déclaré ouvert à un relèvement de son offre de 9,3 milliards de dollars (8,32 milliards d'euros) à condition que Medivation accepte d'engager des discussions et avait menacé, dans le cas contraire, de s'adresser directement aux actionnaires pour demander la révocation de son conseil.

Dans un courrier adressé le 4 mai aux membres du conseil d'administration de Medivation, Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi, soulignait que cette opération était une priorité pour le groupe français et se disait déterminé à aboutir.

La législation de l'Etat du Delaware, où est immatriculée Medivation, permet à une majorité de 50,1% des actionnaires de remplacer à tout moment un membre du conseil ou la totalité, sans convoquer d'assemblée générale.

Si elle aboutissait, cette offre permettrait à Sanofi de renforcer assez vite ses positions dans l'oncologie et de compenser ainsi les conséquences néfastes sur ses ventes de la perte aux Etats-Unis du brevet de son antidiabétique Lantus.

Les investisseurs n'écartent pas une surenchère d'un autre laboratoire, comme l'américain Pfizer, qui a exprimé récemment son intérêt pour Medivation. Selon les sources, aucun candidat n'est toutefois sur le point de présenter une offre concurrente de celle de Sanofi. (Greg Roumeliotis; Patrick Vignal pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)