France-Sapin justifie un nouveau tour de vis budgétaire en 2017

lundi 23 mai 2016 11h43
 

PARIS, 23 mai (Reuters) - Les ministères devront accentuer les économies l'an prochain pour tenir l'engagement de ramener le déficit public de la France sous 3% du produit intérieur brut, a déclaré lundi Michel Sapin.

Interrogé sur iTELE, le ministre des Finances n'a pas confirmé toutefois l'effort supplémentaire de deux milliards d'euros par rapport à la trajectoire 2015-2017 évoqué, selon Les Echos, par le Premier ministre Manuel Valls pour la préparation du projet de loi de finances 2017.

"Nous avons besoin de diminuer progressivement nos déficits, nous le faisons à un rythme qui est un rythme raisonnable", a-t-il dit.

"L'année prochaine, l'objectif de passer en dessous de 3% de déficit pour l'ensemble des dépenses publiques (...) sera atteint, c'est absolument indispensable pour notre crédibilité", a ajouté Michel Sapin.

Il a souligné que l'Education nationale et la sécurité restaient prioritaires mais que l'ensemble des autres ministères faisaient déjà des économies.

Selon Les Echos, les lettres de cadrage adressées par Matignon aux ministères en vue de la préparation du PLF 2017 évoquent 1,9 milliard d'euros de mesures complémentaires cette année et deux milliards de plus l'an prochain pour tenir le cap des 50 milliards d'euros d'économies prévues sur 2015-2017.

Pour atteindre l'objectif de déficit public 2017 à 2,7% du PIB confirmé dans le programme de stabilité présenté le mois dernier, les ministères devront réduire leurs effectifs et stabiliser leur masse salariale, rapportent Les Echos.

Alors que le gouvernement a accepté d'augmenter le point d'indice de la grille salariale des fonctionnaires, les administrations ne devront proposer "aucune mesure catégorielle nouvelle", souligne Manuel Valls.

Les "dépenses de guichet", comme les prestations sociales, ne devront pas non plus augmenter et les autres dépenses de fonctionnement et les subventions devront diminuer de 5%.

Les mêmes objectifs seront fixés aux opérateurs de l'Etat, qui verront d'autre part les recettes fiscales qui leur sont affectées baisser de 5%. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)