RESUME DE L'ACTUALITE A 16H00 GMT (12/05)

jeudi 12 mai 2016 18h00
 

BRASILIA - Dilma Rousseff a été suspendue de ses fonctions après le feu vert donné par les sénateurs à l'ouverture d'un procès en destitution visant la présidente brésilienne, accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour faciliter sa réélection en 2014.

La chef de l'Etat sera remplacée par son vice-président Michel Temer le temps que durera le procès, d'une durée maximale de 180 jours, dont l'organisation a été approuvée par 55 sénateurs sur 81. Une majorité simple de 41 sénateurs suffisait.

Michel Temer devrait annoncer dès jeudi la composition de son gouvernement. Henrique Meirelles, ancien président de la banque centrale, devrait être nommé aux Finances, selon la presse.

Au terme de ce procès en destitution, une majorité des deux tiers, soit 54 voix sur 81, sera nécessaire pour acter la mise à l'écart définitive de Dilma Rousseff. Dans cette hypothèse, Michel Temer assurerait la présidence jusqu'à la fin de son mandat, le 31 décembre 2018.

L'opposition reproche à Dilma Rousseff d'avoir ruiné une économie qui fut un temps l'une des plus performantes des pays en développement en mettant en oeuvre des mesures qualifiées de populistes qui se sont traduites par une envolée de l'inflation, une entrée en récession et une explosion du chômage.

"Aujourd'hui, nous essayons de surmonter cette situation en révoquant ce gouvernement irresponsable. Nous n'avons pas d'alternative", a déclaré le sénateur Blairo Maggi, l'un des plus gros producteurs brésiliens de soja, qui devrait entrer au gouvernement de Michel Temer pour prendre le portefeuille de l'agriculture.

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PARIS - Les opposants de gauche à la loi Travail n'ont pas réussi hier à déposer une motion de censure contre le gouvernement, une attaque rare et symbolique de la profonde division de la gauche française à un an de la présidentielle et des législatives.

Ces députés, principalement socialistes, Front de gauche et écologistes, ont réuni 56 signatures sur les 58 nécessaires pour présenter un texte dont l'adoption par au moins 289 députés aurait permis de renverser le gouvernement.   Suite...