LEAD 1-Italie-Enel prépare une offre ferme sur Metroweb-sources

mercredi 11 mai 2016 17h18
 

MILAN, 11 mai (Reuters) - La compagnie d'électricité italienne Enel prépare une nouvelle offre, ferme, pour prendre le contrôle du spécialiste de la fibre optique Metroweb, en espérant prendre ainsi l'avantage face à Telecom Italia , a-t-on appris mercredi auprès de deux sources proches du dossier.

L'offre d'Enel, qui s'inscrit dans le cadre de son projet de déploiement d'un réseau internet à haut débit national, est attendue dans les prochains jours et valoriserait Metroweb à environ 820 millions d'euros au total, ont précisé les sources.

Metroweb est contrôlé par le fonds d'infrastructures F2i et l'établissement financier public Cassa Depositi e Prestiti (CDP).

Selon les sources, CDP est plus favorable à un accord avec Enel qu'avec Telecom Italia, entre autres parce qu'il faciliterait la mise en oeuvre du plan haut débit du président du Conseil, Matteo Renzi.

Enel, qui prévoit de déployer un réseau de fibre optique en parallèle à son réseau électrique, a présenté la semaine dernière une offre informelle sur les 54% de Metroweb détenus par F2i valorisant le spécialiste du haut débit à 776 millions d'euros.

Lundi, une source a dit que Telecom Italia avait soumis une offre intégralement payable en numéraire sur 67,7% de Metroweb valorisant ce dernier plus de 820 millions.

La nouvelle offre d'Enel pourrait concerner les parts de F2i ou une partie de celles-ci et celles de CDP, a dit l'une des sources. Une autre option évoquée consisterait à faire entrer Enel au tour de table par le biais d'une augmentation de capital réservée.

Si Enel l'emportait, Metroweb serait contrôlé par la filiale spécialisée du groupe Enel, Open Fibre, aux côtés de CDP et F2i si ce dernier choisit de rester au capital, a ajouté une source.

Enel et F2i n'ont pas souhaité réagir et aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de CDP.

Telecom Italia avait initialement tenté de prendre le contrôle de Metroweb en échange d'une participation dans sa filiale Sparkle, qui exploite des câbles sous-marins intercontinentaux, mais une source a déclaré que le projet avait capoté en raison d'un désaccord sur la valorisation et parce que le président de CDP, Claudio Costamagna, souhaitait contrôler Sparkle alors que l'ex-monopole des télécommunications ne souhaitait pas le céder.

(Stefano Rebaudo et Silvia Aloisi, Véronique Tison et Marc Angrand pour le service français)