Macy's voit ses ventes baisser encore, le titre recule

mercredi 11 mai 2016 15h35
 

11 mai (Reuters) - Le groupe de grands magasins Macy's a subi un cinquième trimestre consécutif de baisse de ses ventes, en-deçà des estimations des analystes, du fait d'une faible demande pour le prêt-à-porter et du dollar fort qui a freiné les dépenses des touristes.

Macy's, qui donne traditionnellement le coup d'envoi des résultats du secteur aux Etats-Unis, voit son titre flancher de 8,79% à 33,74 dollars dans les premiers échanges à Wall Street mercredi, à son plus bas niveau depuis près de quatre ans.

Le bénéfice net attribuable a chuté de 40% à 116 millions de dollars (102 millions d'euros) au premier trimestre clos le 30 avril, soit 37 cents par action.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 40 cents, quatre de plus que le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires net a baissé de 7,4% à 5,77 milliards de dollars, inférieur au consensus qui le donnait à 5,93 milliards.

A périmètre comparable, les ventes ont reculé de 5,6% alors que les analystes prévoyaient en moyenne une baisse de 3,2%, selon la firme de recherche Consensus Metrix.

Macy's a revu à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice clos fin janvier 2017 et anticipe désormais un recul de 3 ou 4% de ses ventes comparables, au lieu de la baisse de 1% qu'il anticipait jusqu'ici.

Le groupe a aussi réduit sa prévision de bénéfice par action annuel à 3,15-3,30 dollars au lieu de 3,80-3,90 dollars.

Macy's, dont les profits reculent depuis plus d'un an, a annoncé son intention d'intensifier ses mesures de réduction des coûts, y compris en monétisant de l'immobilier improductif.

A Wall Street, l'action Macy's entraîne dans sa baisse les concurrents Kohl's (-4,90%), Nordstrom (-4,07%) et J.C. Penney (-2,35%), qui tous publient leurs résultats dans la semaine.

A sa clôture de mardi, le titre Macy's accusait une baisse de 47,6% sur les 12 derniers mois à comparer à un gain de 5% pour l'indice S&P-500 des biens de consommation non essentiels (Sruthi Ramakrishnan à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)