Gabriel dit qu'il faut aider Athènes à alléger sa dette

lundi 9 mai 2016 11h43
 

BERLIN, 9 mai (Reuters) - Le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a déclaré lundi que les ministres des Finances de la zone euro zone devraient engager des discussions concernant un allègement de la dette de la Grèce, de nouvelles mesures d'austérité risquant d'étouffer la timide reprise économique qui s'amorce.

"Nous devons aider le pays à réduire le poids de sa dette", a-t-il dit dans un discours à Berlin. "C'est pourquoi un pas doit enfin être pris à la réunion d'aujourd'hui de l'Eurogroupe à Bruxelles pour avancer vers une situation où la Grèce ne devra pas continuer à se battre chaque année pour obtenir de nouveaux prêts afin de rembourser les anciens", a-t-il ajouté.

Réagissant lui aussi à l'adoption d'un paquet de réformes par le Parlement grec dans la nuit de dimanche à lundi, le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen, a estimé que ces mesures constituaient une avancée majeure, mais que l'Eurogroupe ne débloquerait probablement pas la nouvelle tranche d'aide attendue tout de suite.

Il y aurait probablement de nouvelles discussions sur l'allègement de la dette avant cela, a-t-il précisé dans une interview diffusée à la radio finlandaise YLE.

"Les décisions de la nuit dernière sont une avancée majeure. Je n'ai pas les dernières informations, s'il manque encore quelque chose, mais comme point de départ, la Grèce a fait ce qui était attendu", a-t-il dit.

"Il est possible que les ministres de Finances de l'Eurogroupe décident à un moment ou un autre de repousser les échéances des prêts et peut-être aussi d'abaisser les taux d'intérêt."

Le Parlement grec a adopté dimanche soir ces réformes, à la veille d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro pour les évaluer. Plusieurs personnalités, dont la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ont appelé à une discussion sur un éventuel allègement de la dette.

Les réformes sont nécessaires au déblocage d'une nouvelle tranche de cinq milliards d'euros d'aide du plan de sauvetage négocié l'été dernier par le Premier ministre, Alexis Tsipras, avec ses partenaires européens. (Michael Nienaber, avec Tuomas Forsell à Helsinki, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)