Australie-Le Premier ministre convoque des élections pour le 2/7

dimanche 8 mai 2016 08h51
 

SYDNEY, 8 mai (Reuters) - Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a officiellement demandé dimanche la tenue le 2 juillet d'élections anticipées dont les enjeux principaux seront le maintien de la croissance économique et le soutien à l'emploi.

Le chef du gouvernement a rencontré à Canberra le gouverneur général Sir Peter Cosgrove, qui fait office de chef de l'Etat en tant que représentant de la reine Elizabeth II d'Angleterre en Australie, pour lui demander la dissolution des deux chambres du parlement.

Les enquêtes d'opinion donnent la coalition au pouvoir composée du Parti libéral et du Parti national au coude à coude avec le Parti travailliste, l'opposition de centre gauche.

S'exprimant devant la presse, Malcolm Turnbull a résumé ce qu'il estime être l'enjeu du prochain scrutin : "poursuivre l'effort et maintenir l'engagement dans notre plan économique national en faveur de la croissance et de l'emploi ou revenir aux travaillistes avec leur projet de plus d'impôts, plus de dépenses, de la dette et du déficit".

L'annonce d'élections anticipées était attendue après la présentation mardi d'un plan budgétaire destiné à soutenir l'emploi et à favoriser la croissance dont le chef du gouvernement entend faire la clé de voûte de sa campagne électorale.

Un sondage réalisé samedi (le premier à prendre en compte ces mesures budgétaires) montre que la coalition au pouvoir et l'opposition sont à égalité dans les intentions de vote.

Turnbull dispose d'une cote de popularité personnelle qui dépasse celle du chef de file travailliste Bill Shorten mais son gouvernement peine à présenter une contre-proposition aux promesses de l'opposition d'accroître les dépenses en matière de santé et d'éducation.

La chute des cours des matières premières constitue un handicap pour l'actuelle équipe dirigeante arrivée au pouvoir en 2013 dans un pays dépendant de l'activité minière et de l'exploitation des sous-sols.

Turnbull essaie de convaincre les électeurs qu'il est le seul en mesure de gérer cette baisse exceptionnelle dans ce secteur d'activité stratégique.

(Colin Packham et Peter Gosnell; Pierre Sérisier pour le service français)