LEAD 1-Automobile-Le Pakistan tente de séduire les investisseurs

vendredi 6 mai 2016 13h06
 

(Actualisé avec la déclaration de Suzuki)

par Drazen Jorgic

ISLAMABAD, 6 mai (Reuters) - Le Pakistan tente d'attirer des constructeurs automobiles tels que Renault et Nissan par le biais de droits à l'importation attrayants mais les convaincre de bâtir des usines sur place est une autre paire de manches au vu des sérieux doutes planant sur la stabilité politique et la sécurité du pays sur le long terme.

Le Pakistan veut remodeler un marché de l'automobile dominé par des constructeurs japonais tels que Toyota, Honda et Suzuki, dont les voitures montées sur place sont vendues à un prix relativement élevé tout en étant dépassées techniquement par les véhicules importés.

Pour ce faire, le gouvernement doit convaincre les industriels que le pays a tourné la page d'une décennie de troubles économiques et des attaques en série des taliban pakistanais.

Le Pakistan jouit de sa plus forte croissance économique depuis huit ans, sa monnaie stable face au dollar et les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas depuis 42 ans, autant d'arguments à présenter aux investisseurs internationaux pour les dirigeants d'un pays de près de 200 millions d'habitants.

"Nous pensons qu'un ou deux investisseurs étrangers viendront au Pakistan", a dit à Reuters Miftah Ismail, président du Board of Investment du Pakistan.

Il a précisé qu'il avait eu des discussions avec Renault et avec Nissan. Il a également rencontré des responsables de Fiat Chrysler Automobiles en avril et a eu des entretiens avec Volkswagen.

Une source proche de Renault a dit que le Pakistan, entre autres pays, était à l'étude pour un nouvel investissement dans la production, ajoutant que les discussions avaient tout juste commencé. Renault, dans un courriel, précise qu'il n'y a aucune annonce à faire pour le moment.   Suite...