LEAD 1-Baker Hughes rachète des titres après l'échec de sa fusion

lundi 2 mai 2016 14h46
 

(Actualisé avec précisions, cours en avant-Bourse)

2 mai (Reuters) - Baker Hughes a annoncé lundi son intention de racheter pour 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) d'actions et 1,0 milliard de dollars de dette en utilisant l'indemnité de rupture de 3,5 milliards de dollars qu'il touchera à la suite de l'abandon de son projet de fusion avec Halliburton.

Halliburton et Baker Hughes, numéro deux et trois mondiaux des services pétroliers, ont renoncé dimanche à leur accord de fusion, en raison notamment de l'opposition des autorités de la concurrence des deux côtés de l'Atlantique.

Cette opération, qui était valorisée à 35 milliards de dollars lors de son annonce en novembre 2014, aurait créé la premier groupe parapétrolier d'Amérique du Nord derrière le leader mondial, Schlumberger.

Baker Hughes a annoncé que la première phase de son plan de réduction de coûts déboucherait sur 500 millions de dollars d'économies annuelles d'ici la fin de l'année 2016.

Dans un communiqué distinct publié lundi, Baker Hughes a annoncé avoir supprimé 2.000 emplois au premier trimestre, en plus des 18.000 de l'an dernier dans le monde. Les effectifs du groupe s'élevaient à 43.000 environ au 31 décembre 2015.

Baker Hughes a annoncé mercredi une perte nette attribuable de 981 millions de dollars (867 millions d'euros) au premier trimestre, contre 589 millions un an plus tôt, une augmentation liée en partie à une charge de 110 millions de dollars, après impôts, liée au projet de fusion avec Halliburton.

Halliburton, qui doit publier ses résultats trimestriels mardi, a fait savoir le 22 avril que son chiffre d'affaires du premier trimestre avait chuté de 40,4%.

Le titre Halliburton gagne 0,48% et Baker Hughes recule de 0,43% dans les transactions électroniques en avant-Bourse.

L'action Baker Hughes a perdu 25% et le titre Halliburton plus de 19% depuis l'annonce de l'accord de fusion en novembre 2014. (Amrutha Gayathri à Bangalore, Véronique Tison et Juliette Rouillon pour le service français, édité Patrick Vignal)