Mitsubishi Heavy estime prématuré de soutenir Mitsubishi Motors

lundi 25 avril 2016 11h45
 

TOKYO, 25 avril (Reuters) - Mitsubishi Heavy Industries a déclaré lundi qu'il était trop tôt pour décider s'il fallait apporter un soutien à Mitsubishi Motors, le sixième constructeur automobile japonais qui a reconnu la semaine dernière avoir falsifié des tests d'économies de carburant.

Avec une participation de 12,6%, Mitsubishi Heavy, dont les activités vont de la construction de navires de guerre à des infrastructures ferroviaires, est le premier actionnaire de Mitsubishi Motors.

Les deux entreprises font partie du conglomérat Mitsubishi, également présent dans la finance et dans l'extraction minière.

Plus tôt dans la journée, Mitsubishi Motors a annoncé la tenue d'une conférence de presse mardi pour faire le point sur le scandale avant de l'annuler quelques heures plus tard.

Le constructeur a ajouté qu'il transmettrait les données relatives à la falsification des tests mardi au ministère des Transports, conformément à la requête de ce dernier.

"L'enquête concernant la falsification des données d'économies de carburant par Mitsubishi Motors est toujours en cours donc à ce stade on ne peut décider si on apporte notre soutien", a dit à des journalistes Shunichi Miyanaga, président-directeur général de Mitsubishi Heavy.

Il y a une quinzaine d'années, le groupe avait sauvé la mise à sa société soeur après que cette dernière avait failli être emportée par une scandale impliquant la dissimulation systématique de plaintes de clients.

Depuis l'annonce du scandale, mercredi, le titre a plongé de 44,4% sur quatre séances pour clôturer lundi sur un cours de 480 yens.

Une source proche du constructeur automobile a dit dimanche que que l'entreprise, en raison de l'impact financier inconnu de la falsification de tests, ne fournirait vraisemblablement pas de prévisions pour l'exercice en cours lors de la publication, prévue mercredi, de ses résultats annuels 2015-2016.

Des analystes de Nomura Research estiment que le coût du scandale pourrait représenter jusqu'à 104 milliards de yens (831 millions d'euros). (Maki Shiraki et Naomi Tajitsu, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)