La Grèce et ses créanciers progressent, pas encore d'accord

jeudi 21 avril 2016 16h56
 

ATHENES, 21 avril (Reuters) - Les négociations entre la Grèce et ses créanciers internationaux sur les réformes économiques ont progressé, a déclaré jeudi un responsable grec, mais la conclusion d'un accord nécessaire au déblocage de nouveaux prêts n'est pas encore acquise.

Les discussions sur la réforme des retraites, l'augmentation de la fiscalité, les privatisations et la gestion des créances douteuses ont repris en début de semaine à Athènes, avec pour objectif de parvenir à un compromis avant les réunions des ministres des Finances de la zone euro vendredi à Amsterdam.

Mais en dépit des progrès enregistrés, la plupart des questions restent ouvertes à moins de 24 heures de cet Eurogroupe.

"Il y a une convergence notable, davantage que les jours précédents", a dit un responsable gouvernemental grec. "Nous avons plus progressé sur la réforme des retraites et les créances douteuses, le seuil d'exemption de l'impôt sur le revenu reste une question en suspens."

Les créanciers de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) restent divisés sur l'ampleur des réformes nécessaires pour aboutir au niveau d'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) requis de la part d'Athènes. Le FMI juge les chiffres de la zone euro trop optimistes.

Le gouvernement grec veut boucler la "revue" des réformes afin de permettre le déblocage de quelque cinq milliards d'euros de prêts nécessaires pour que l'Etat puisse honorer les obligations financières des mois à venir.

Les négociations reprendront probablement après l'Eurogroupe. Si elles progressent suffisamment, un projet d'accord pourrait être rédigé avant une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro la semaine prochaine.

"Ce sera un bon signe si demain, l'Eurogroupe annonce qu'il y aura une deuxième réunion extraordinaire", a dit le responsable grec après des réunions dans un hôtel du centre d'Athènes.

La conclusion de la revue est également considérée comme indispensable à l'ouverture de discussions sur un éventuel allégement du fardeau de la dette grecque, qui pourrait passer par un allongement de la maturité de certains prêts, une réduction des taux d'intérêt ou des délais de grâce.

(Lefteris Papadimas et Renee Maltezou; Marc Angrand pour le service français)