EDF-La vigilance de l'Etat est totale, dit Le Foll

mercredi 20 avril 2016 12h53
 

PARIS, 20 avril (Reuters) - La vigilance de l'Etat concernant EDF est totale, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, refusant de s'exprimer sur la réunion organisée plus tôt à l'Elysée sur le projet Hinkley Point.

L'entourage du président de la République s'est également refusé à tout commentaire sur ce projet de construction de deux réacteurs EPR en Grande-Bretagne.

"La vigilance de l'actionnaire qu'est l'Etat dans cette entreprise est totale sur tous les plans : à la fois sur l'avenir, sur sa structuration, sur le dialogue social dans l'entreprise, sur les grands projets d'investissements, sur l'équilibre qu'on va trouver", a déclaré Stéphane Le Foll lors du compte rendu du conseil des ministres.

"Il faut que la vigilance soit totale", a-t-il insisté.

François Hollande a présidé mercredi matin à l'Elysée une réunion sur EDF qui doit entériner son plan de financement lors d'un conseil d'administration prévu vendredi prochain, a rapporté l'entourage du chef de l'Etat, sans autre précision.

Étaient présents autour du président : le Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Finances, Michel Sapin, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, et le directeur de cabinet de la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal.

L'Etat français a déjà fait savoir qu'il participerait à une augmentation de capital si cela s'avérait nécessaire, notamment pour financer la construction des deux réacteurs à Hinkley Point.

Emmanuel Macron a déclaré dimanche que la France mènerait à son terme ce projet, que les principaux syndicats de l'électricien public jugent pour leur part trop coûteux et aléatoire au vu de la situation financière du groupe et des déboires répétés du projet d'EPR à Flamanville (Manche).

Le PDG d'EDF a récemment écarté l'hypothèse d'un report du projet d'Hinkley Point et le groupe doit se prononcer début mai sur la construction de ces deux réacteurs, l'Etat français devant par ailleurs définir à la même échéance son soutien financier à l'entreprise.

L'Etat détient 84,94% du capital d'EDF et 90,68% des droits de vote de la société. (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)