Les USA sereins face à Ryad malgré un projet de loi sur le 11/9

mardi 19 avril 2016 02h48
 

WASHINGTON, 19 avril (Reuters) - La Maison blanche s'est dite lundi convaincue que l'Arabie saoudite ne mettrait pas à exécution sa menace de vendre des actifs américains si le Congrès des Etats-Unis adoptait une loi susceptible d'imputer la moindre responsabilité au royaume dans les attentats du 11 septembre 2001.

Le New York Times a rapporté vendredi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Djoubeïr, avait adressé une mise en garde aux parlementaires américains, selon laquelle son pays serait contraint de vendre jusqu'à 750 milliards de dollars d'actifs américains, y compris des bons du Trésor, si cette loi était adoptée.

Ce texte envisagé par le Congrès à majorité républicaine autoriserait des poursuites contre le gouvernement saoudien devant la justice américaine en relation avec les attentats du 11-Septembre.

Barack Obama ne soutient pas cette proposition de loi et ne la promulguera pas, a déclaré lundi Josh Earnest, porte-parole du président démocrate.

"Je suis certain que les Saoudiens reconnaissent, tout comme nous, notre intérêt commun à la préservation de la stabilité du système financier mondial", a dit Josh Earnest.

Barack Obama, qui se rendra mercredi en Arabie saoudite, s'oppose à ce texte car cela exposerait à leur tour les Etats-Unis à des poursuites par des citoyens d'autres pays.

"Si nous ouvrons la possibilité que des individus aux Etats-Unis puissent régulièrement lancer des poursuites contre d'autres gouvernements, alors nous ouvrons aussi (la possibilité) que les Etats-Unis soient continuellement poursuivis par des individus d'autres pays", a dit le président américain dans une interview à CBS News.

La plupart des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre à New York et Washington étaient des Saoudiens. L'attaque a été parrainée par Al Qaïda et aucune enquête américaine n'a jusqu'à présent conclu à un soutien des autorités saoudiennes.

Le débat sur l'initiative envisagée par le Congrès s'est invité dans la campagne pour l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis, à la veille des primaires dans l'Etat de New York.   Suite...