Tata et Thyssen discutent de leurs actifs acier en Europe-presse

mercredi 13 avril 2016 08h59
 

FRANCFORT, 13 avril (Reuters) - L'indien Tata Steel et l'allemand ThyssenKrupp discutent de la possibilité de réunir leurs actifs sidérurgiques européens au sein d'une coentreprise tout en passant en revue d'autres options, rapporte mercredi le journal allemand Rheinische Post.

Selon le quotidien, le modèle de rapprochement actuellement évoqué par les deux groupes prévoit que la part de chacun dans la coentreprise soit proportionnelle à la valeur des actifs apportés à cette entité.

Le Rheinische Post ajoute que Tata Steel est très intéressé par l'aciérie CSA, déficitaire, détenue par ThyssenKrupp au Brésil, que le groupe allemand avait, en vain, tenté de vendre en 2013.

Personne n'a voulu commenter l'information ni chez Tata Steel ni chez ThyssenKrupp.

Depuis que Tata Steel a annoncé, le 30 mars, son intention de vendre ses actifs britanniques, les bruits d'une nouvelle vague de consolidation dans la sidérurgie européenne, mise sous pression par le bas niveau des prix de l'acier et une vague d'importations chinoises à vil prix, se sont multipliés.

En début de semaine, Tata Steel a annoncé la vente à Greybull Capital, un spécialiste du redressement d'entreprises, de plusieurs de ses sites britanniques et de celui d'Hayange, en France, pour un montant d'une livre symbolique, un accord qui assure le maintien d'un tiers des 15.000 postes concernés par sa décision de se retirer de Grande-Bretagne.

Selon le Rheinische Post, un éventuel accord entre Tata et ThyssenKrupp n'est pas imminent. (Maria Sheahan et Georgina Prodhan, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)