Grèce-Les négociations se prolongent, compromis en vue-sources

lundi 11 avril 2016 10h44
 

ATHÈNES, 11 avril (Reuters) - La Grèce et ses créanciers internationaux se rapprochent d'un compromis concernant les réformes prises ou envisagées dans le pays, ce qui permettra de débloquer une nouvelle tranche d'aide du plan de sauvetage, apprend-on lundi de sources gouvernementales, après dix heures de négociations à Athènes.

Les négociateurs -- gouvernement grec, Commission européenne, Banque centrale européenne, Mécanisme européen de Stabilité et Fonds monétaire international -- se sont séparés lundi peu avant à 04h00 GMT et vont se revoir dans la journée.

"Il y a quelques détails à régler concernant l'aspect budgétaire des choses (...) Nous sommes très près (d'un accord)", a dit la source gouvernementale, ajoutant qu'il y avait encore des divergences de vue sur les réformes des régimes de retraite et la réglementation sur les créances douteuses.

L'examen des réformes a traîne en longueur pendant des mois, en raison surtout d'un désaccord entre les créanciers sur la prévision du déficit budgétaire de la Grèce d'ici 2018, que l'UE voyait au départ à 3%, Athènes à 1% et le FMI à 4,5%.

Le gouvernement grec et ses créanciers ont accepté de se baser sur un scénario de déficit à 3% dans les négociations.

Toutefois, le FMI et l'UE sont toujours en désaccord sur la question de savoir si Athènes pourra atteindre un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5% en 2018, a dit à Reuters un responsable politique qui participe aux discussions.

Une conclusion positive de l'examen des réformes permettra de débloquer jusqu'à cinq milliards d'euros alors qu'Athènes doit rembourser 3,5 milliards au FMI et à la BCE en juillet.

Dimanche, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble s'est dit "plutôt optimiste" sur la conclusion d'une solution aux problèmes financiers de la Grèce dans les prochaines semaines mais a ajouté qu'il n'y aurait pas d'allègement de la dette.

La Grèce espère de son côté qu'une revue positive de son action ouvrira la voie à des discussions sur un allègement du fardeau de sa dette. (Michèle Kambas, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)