L'Etat détient 26,05% des droits de vote de Renault-AMF

mercredi 6 avril 2016 19h00
 

PARIS, 6 avril (Reuters) - L'Etat français détient désormais 26,05% de droits de vote de Renault en vertu de l'application de la loi Florange sur les droits de vote double, selon une déclaration adressée mercredi par le constructeur automobile à l'Autorité des marchés financiers (AMF).

L'équilibre des pouvoirs entre Renault et son partenaire japonais Nissan avait donné lieu à un bras de fer entre le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn et l'Etat, qui avait porté il y a tout juste un an à près de 20% sa participation dans le groupe au losange, afin de s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.

Un accord avait été trouvé en décembre dernier pour préserver l'alliance Renault-Nissan, permettant notamment à l'Etat de conserver ses droits de vote double en échange de concessions.

L'Etat s'était engagé de son coté à ramener sa participation à son niveau initial de 15,01%, ce qu'il n'a toujours pas fait en raison, selon Bercy, des conditions de marché.

Dans l'avis à l'AMF, l'Etat confirme ainsi envisager de céder, en fonction des conditions de marché, 14 millions d'actions Renault, ajoutant qu'il entend conserver ses deux représentants au conseil d'administration du groupe.

L'Etat détient actuellement 19,74% du capital du Renault, via l'Agence des participations de l'Etat (APE). (Jean-Michel Bélot, édité par Cyril Altmeyer)