Londres discute avec des repreneurs potentiels de Tata Steel UK

mardi 5 avril 2016 15h40
 

LONDRES, 5 avril (Reuters) - Le gouvernement britannique a entamé mardi des négociations avec des repreneurs potentiels des activités britanniques déficitaires du sidérurgiste indien Tata Steel, dont la cession annoncée pourrait menacer 15.000 emplois.

Accusé par l'opposition de s'être "endormi au volant" lorsque Tata Steel a annoncé la semaine dernière la mise en vente de la totalité de ses activités au Royaume-Uni, le Premier ministre David Cameron a réuni ses ministres mardi pour débattre des options envisageables.

Son ministre des Entreprises, Sajid Javid, devait partir en fin de journée pour Bombay, où il a prévu de rencontrer le président de Tata, Cyrus Mistry.

Avant son départ, il devait s'entretenir avec l'un des candidats potentiels à la reprise, Sanjeev Gupta, le directeur général de Liberty Group, une société spécialisée dans les matières premières présente en Asie, en Afrique et en Grande-Bretagne et qui dispose déjà d'une capacité de production d'acier dépassant trois millions de tonnes par an.

Le gouvernement n'a pas précisé avec quels autres candidats à la reprise il prévoyait de discuter mais Javid a déclaré à la chaîne de télévision Sky News que "lorsque les acheteurs se présenteront, nous serons prêts à travailler avec eux".

Liberty Group n'a pas encore procédé à l'étude approfondie des comptes de Tata Steel UK mais il estime que le principal site, celui de Port Talbot, au Pays de Galles, peut être sauvé à condition de remplacer ses hauts-fourneaux pour moderniser la production.

"Une bonne partie (des activités) sont déficitaires pour l'instant mais nous pensons qu'elles peuvent être redressées", a dit Gupta à la BBC.

Cadwyn Jones, le Premier ministre du Pays de Galles, a quant à lui déclaré que le gouvernement semblait disposé à discuter de solutions envisageables pour combler le déficit du régime de retraites de Tata Steel UK, l'une des principales charges de l'entreprise, ainsi que du coût de l'énergie, également cité par Tata comme l'un des facteurs motivant son retrait.

Les sidérurgistes britanniques souffrent de coûts de l'énergie et de taxes environnementales parmi les plus élevés au monde et mettent en cause les politiques mises en oeuvre par Londres pour favoriser les énergies "bas carbone" comme l'éolien ou le nucléaire.   Suite...