LEAD 1-Gemalto-Départ du DG, le titre chute

mardi 5 avril 2016 10h07
 

(Actualisé avec précisions)

PARIS, 5 avril (Reuters) - L'action Gemalto signe mardi matin l'une des plus fortes baisses à la Bourse de Paris, le spécialiste français de la sécurité numérique étant pénalisé par l'annonce du départ de son directeur général Olivier Piou, qui quittera ses fonctions fin août.

A 9h56, le titre recule de 3,86% à 61,01 euros, signant l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120, qui lâche 1,73% à 3.385,55 points.

Olivier Piou, qui a rejoint la société en 1981 et la dirige depuis 1998, a fait de Gemalto l'une des sociétés de référence en matière de sécurité numérique.

Il a notamment préparé l'introduction en bourse de la société en 2004 sous le nom d'Axalto avant de réussir la fusion entre égaux avec Gemplus en 2006 pour créer Gemalto.

"C'est un très mauvais moment pour annoncer le départ du directeur général", commente un analyste en poste à Paris.

"On ne peut qu'être surpris. Cette annonce intervient dans le cadre du plan stratégique de Gemalto qui n'est même pas terminé", ajoute-t-il.

Philippe Vallée, directeur général adjoint du groupe depuis 2014, sera proposé comme nouveau directeur général par le conseil d'administration lors de l'assemblé générale des actionnaires pour le remplacer au poste de directeur général à compter du 1er septembre, a précisé Gemalto dans un communiqué.

Philippe Vallée a rejoint Gemalto en 1992 et a mené de nombreux projets pour la société comme le développement du paiement sans contact aux Etats-Unis, l'intégration de SafeNet et le développement de l'activité Programmes Gouvernementaux.

Le conseil d'administration de Gemalto proposera en outre qu'Olivier Piou exerce à partir de cette même date les fonctions de directeur non exécutif, ajoute le texte.

La société a dit anticiper une nette amélioration de sa marge brute cette année après avoir publié le mois dernier des résultats meilleurs que prévu grâce au paiement et au redémarrage des programmes gouvernementaux. (Patrick Vignal, Bertrand Boucey et Raphaël Bloch, édité par Jean-Michel Bélot)