LEAD 1-La France demande le fichier des "Panama Papers"

lundi 4 avril 2016 18h27
 

* Ouverture d'une enquête du parquet financier

* La Société générale et Altice réagissent (Actualisé avec enquête préliminaire, détails)

PARIS, 4 avril (Reuters) - La France va demander la transmission du fichier "Panama Papers" afin de donner les suites juridiques nécessaires à la révélation de ces montages offshore qui concerneraient des personnalités françaises et le parquet financier a ouvert une enquête.

"La France va, en application des conventions fiscales qui la lient à ses partenaires, solliciter la transmission du fichier 'Panama Papers', comme elle a elle-même eu l'occasion de transmettre la liste HSBC au cours des dernières années", déclarent dans un communiqué le ministère des Finances et le secrétariat d'Etat au Budget.

"Une fois que ces informations seront détenues et vérifiées, nous d'outils juridiques permettant de redresser les impôts éludés et d'appliquer les pénalités, et notamment pour la détention de comptes non déclarés à l'étranger ou de sociétés écran permettant d'échapper à l'impôt qui serait normalement dû à la France", ajoutent-ils.

Dans le même temps, le Parquet national financier (PNF) a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées, les faits étant susceptibles de concerner des résidents fiscaux français.

L'enquête a été confiée à l'office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), précise-t-il dans un communiqué.

Une centaine de rédactions dans le monde, dont le journal Le Monde en France, ont eu accès à 11,5 millions de fichiers provenant des archives d'un cabinet panaméen spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore entre 1977 et 2015 qui révèlent que des chefs d'Etat, personnalités du sport, de la culture, etc, ont eu recours à des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.

François Hollande, qui a salué le rôle des "lanceurs d'alerte", a assuré que toutes les enquêtes seraient diligentées sur ces avoirs cachés dans des paradis fiscaux, ce qui pourrait selon lui rapporter beaucoup au fisc français.   Suite...