La Grèce veut une fin rapide à l'examen de ses réformes

lundi 4 avril 2016 12h24
 

ATHENES, 4 avril (Reuters) - L'examen en cours du programme de réformes de la Grèce par ses créanciers internationaux doit être conclu sans délai, ont fait savoir lundi les services du Premier ministre Alexis Tsipras, alors que les discussions ont repris dans un contexte tendu après des fuites mettant en cause le rôle du Fonds monétaire international.

"La négociation doit être conclue immédiatement, sans exigences irréalistes de mesures supplémentaires au-delà de celles déjà prévues par l'accord de juillet", a déclaré le bureau du Premier ministre.

Le site WikiLeaks a divulgué samedi la transcription d'une conférence téléphonique du 19 mars entre trois responsables du FMI suggérant que le fonds pourrait menacer de ne pas participer au troisième plan de sauvetage de la Grèce afin de contraindre les pays de la zone euro à accepter un nouvel allègement de la dette grecque.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a démenti dimanche de telles manoeuvres et assuré que son organisation ne cherchait pas à pousser Athènes vers un défaut de paiement.

Mais elle a ajouté, dans une lettre à Alexis Tsipras, qu'il incombait au gouvernement grec de faire des propositions "réalistes" pour parvenir à un accord acceptable par tous.

L'Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI ont repris lundi à Athènes l'examen des mesures prises en application du dernier plan de renflouement du pays.

La Grèce doit boucler rapidement cette "revue" pour pouvoir faire face à d'importantes échéances de dette en juin et entamer éventuellement des discussions sur un allègement de sa dette.

L'examen de ces réformes a été reporté à deux reprises depuis janvier en raison d'un désaccord entre les créanciers sur l'estimation chiffrée des comptes publics en 2018, sur la réforme des retraites et sur la gestion des créances douteuses. (Renee Maltezou, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)