ECLAIRAGE-Orange/Bouygues: défiance, petits calculs et grandes manoeuvres

lundi 4 avril 2016 12h26
 

* Nouvel échec des discussions sur un rachat de Bouygues Tel

* Coup d'arrêt dans la dernière ligne droite après 3 mois de négos

* Les exigences de Bercy jugées inacceptables par Bouygues-sces

* Une opération complexe impliquant 3 milliardaires et l'Etat

par Mathieu Rosemain et Sophie Sassard

PARIS/LONDRES, 4 avril (Reuters) - Lorsque le Premier ministre Manuel Valls a appelé Martin Bouygues jeudi pour tenter de sauver les négociations en vue d'un rachat de Bouygues Telecom par Orange, il était déjà trop tard.

Le puissant dirigeant du groupe de BTP, de construction et de médias avait déjà pris sa décision : il ne vendrait pas l'opérateur télécoms qu'il a créé en 1994 à l'ancien monopole.

Fin novembre pourtant, c'est Martin Bouygues qui est allé trouver le numéro un d'Orange Stéphane Richard pour discuter mariage, la troisième tentative en deux ans de réduire le nombre d'acteurs sur un marché français des télécoms éprouvé par la guerre des prix déclenchée par l'arrivée de Free (Iliad ) dans le mobile.

"C'est probablement en raison de ce premier pas qu'ils ont tous tenté de le dépecer", estime une source proche d'Orange, à l'intersection de l'ensemble des négociations qui ont aussi impliqué les opérateurs concurrents Free et SFR, candidats au rachat d'actifs de Bouygues Telecom, et l'Etat français, premier actionnaire d'Orange avec 23% du capital.   Suite...