Londres veut privilégier l'acier GB dans les contrats publics

dimanche 3 avril 2016 18h13
 

LONDRES, 3 avril (Reuters) - Le gouvernement britannique a déclaré dimanche que les sidérurgistes du pays devaient être pris en considération dans le cadre de contrats publics impliquant de la fourniture d'acier, Londres cherchant à trouver des solutions de long terme pour un secteur en crise.

Le pays est encore sous le choc de l'annonce faite mercredi par le groupe indien Tata Steel, premier sidérurgiste du Royaume-Uni, de son intention de vendre la totalité de ses activités britanniques, menaçant plusieurs milliers d'emplois.

Le Premier ministre David Cameron a déclaré jeudi que rien ne garantissait la survie des actifs sidérurgiques britanniques de Tata Steel, ajoutant qu'à ses yeux, une nationalisation n'était pas une bonne solution pour l'ensemble du secteur.

Ce dernier souffre à la fois de coûts élevés, de prix très bas dans un contexte de surcapacités mondiales et d'un afflux d'importations chinoises défiant toute concurrence.

Le porte-parole de David Cameron a déclaré samedi que ce dernier voulant que la Grande-Bretagne et la Chine coopèrent pour régler le problème de surcapacités de traduction.

Selon des données du Bureau international des statistiques de l'acier, la Grande-Bretagne a importé 826.000 tonnes d'acier chinois en 2015, contre 361.000 tonnes deux ans plus tôt.

D'après les mesures de soutien à la sidérurgie nationale imaginées par le gouvernement, il serait établi une liste de fournisseurs agréés pour des appels d'offres publiques comprenant de l'acier.

"En changeant les règles de fourniture sur ces grands projets d'infrastructures, nous soutenus l'avenir de la sidérurgie britannique (...)", déclare dans un communiqué Sajid Javid, secrétaire aux Entreprises.

Le gouvernement britannique a été vivement critiqué, en particulier par l'opposition, pour la manière dont il a réagi à l'annonce de Tata.

Selon un article du Financial Times, le groupe indien pourrait fermer ses sites britanniques s'il ne trouve pas un repreneur pour ces actifs d'ici son prochain conseil d'administration. (Li-mei Hoang et Kylie MacLellan, Benoit Van Overstraeten pour le service français)