Takata dit ne pas encore avoir calculé le coût du rappel des airbags

jeudi 31 mars 2016 07h52
 

TOKYO, 31 mars (Reuters) - Takata a dit jeudi ne pas encore avoir calculé le coût total du rappel de millions d'airbags, potentiellement défectueux, sortis de ses usines, réagissant ainsi à un article de Bloomberg disant que, dans le pire des cas, la facture pouvait s'élever à 24 milliards de dollars (21,2 milliards d'euros).

En toute fin de séance à la Bourse de Tokyo, l'action Takata reprend plus de 5% après avoir plongé de 19,46% mercredi à la suite du chiffre mis en avant par l'agence de presse. Depuis le début de l'année, le repli reste encore de 45,5% après des reculs de 44,8% en 2015 et de 51,5% en 2014.

"Nous n'avons rien annoncé par rapport à cette information (de Bloomberg) et il n'est pas juste de dire que nous avons calculé les coûts estimés (du rappel)", précise dans un communiqué l'équipementier automobile.

Ce dernier ajoute que les enquêtes visant à établir les raisons de l'explosion de certains de ses airbags étaient toujours en cours, ce qui rendait difficile toute évaluation du coût du rappel.

Les airbags défectueux de Takata ont été mis en cause dans le décès de 10 automobilistes, essentiellement aux Etats-Unis, où le groupe a déjà écopé d'une amende de 70 millions de dollars et fait l'objet d'actions en nom collectif.

Plus de 50 millions d'airbags Takata, susceptibles d'exploser et de projeter des fragments de métal dans l'habitacle, ont été rappelés à travers le monde depuis 2008.

D'après le scénario évoqué par Bloomberg, qui cite une source proche du dossier, le rappel porterait sur un total de 287,5 millions d'airbags, ces coussins d'air gonflables censés amortir le choc en cas d'accident d'un véhicule. (Naomi Tajitsu, Benoît Van Overstraeten pour le service français)