France-Déficit 2015 ramené à 3,5% du PIB, la dette monte à 95,7%

vendredi 25 mars 2016 07h41
 

PARIS, 25 mars (Reuters) - Le déficit public de la France s'est élevé 77,4 milliards d'euros, soit 3,5% du produit intérieur brut en 2015, un plus bas depuis la crise financière de 2008, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés vendredi par l'Insee.

Mais la dette publique a progressé de 56,6 milliards d'euros l'an passé pour atteindre 2.096,9 milliards, un nouveau record, soit l'équivalent de 95,7% du PIB contre 95,3% un an plus tôt.

Le déficit, qui agrège les soldes des comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale, est inférieur à l'objectif de 3,8% du PIB fixé par le gouvernement alors que l'Insee a révisé à 4,0%, contre 3,9% annoncé précédemment, le chiffre de 2014.

De même, le ratio de dette ressort en-dessous de la marque de 96,3% du PIB retenue dans la dernière version de la trajectoire des finances publiques d'avril 2015.

Le gouvernement avait laissé entendre clairement que le déficit public 2015 serait inférieur aux prévisions après les annonces successives de comptes de l'Etat et de la Sécurité sociale moins dégradés qu'escompté.

Le déficit de l'Etat a été revu en légère hausse à 71,3 milliards d'euros contre 70,5 milliards annoncé dans un premier temps, après 75,3 milliards en 2014.

Celui de la sécurité sociale a été ramené à 5,7 milliards (7,9 milliards en 2014) et les collectivités locales ont dégagé un excédent de 0,7 milliard d'euros (après un déficit de 4,6 milliards un an plus tôt) en raison d'une baisse de 4,6 milliards de leurs investissements.

Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin déclare que le gouvernement a "assuré en 2015 une réduction des déficits compatible avec le retour de la croissance".

"C'est notre sérieux budgétaire qui nous a permis d'atteindre ces bons résultats. Nous continuerons en 2016 et en 2017 à réduire les déficits tout en finançant nos priorités, en baissant les impôts et en confortant la croissance et l'emploi", a-t-il dit.   Suite...