LEAD 1-Crimée-L'UE veut que la communauté internationale sanctionne Moscou

vendredi 18 mars 2016 15h13
 

(Précisions, réaction du Kremlin)

BRUXELLES, 18 mars (Reuters) - L'Union européenne a appelé vendredi des pays comme la Chine ou le Brésil à imposer à leur tour des sanctions à la Russie, deux ans après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par le Kremlin.

Moscou a réaffirmé pour sa part que la région était une terre russe et que son statut n'était pas négociable.

Dans un communiqué, le Conseil de l'Europe fait part de son inquiétude face au renforcement militaire russe dans la péninsule, notamment par le déploiement de batteries de missiles sol-air et sol-mer.

Les Etats-Unis, l'UE, le Japon, l'Australie et le Canada, notamment, ont imposé des sanctions à la Russie après l'annexion de la Crimée.

Les sanctions européennes, décidées en juillet 2014 et renforcées en décembre suivant, interdisent aux ressortissants des pays de l'Union d'acheter ou de financer des sociétés installées en Crimée, où le président russe Vladimir Poutine a prévu de se rendre ce vendredi.

La Crimée est devenue ukrainienne en 1954, à la suite d'une décision du dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev.

En pleine crise russo-ukrainienne, consécutive à la révolution du Maïdan, la Crimée a proclamé son indépendance le 11 mars 2014. Le 16 mars, le "oui" l'emportait à près de 97% lors d'un référendum sur le rattachement à la Russie, officialisé deux jours plus tard.

Le Kremlin a réaffirmé vendredi que la Crimée ne pouvait être "un sujet de négociations ou de contacts internationaux".

"Notre position est connue: c'est une région de la Fédération de Russie. La Russie ne discute pas et ne discutera jamais de ses régions avec qui que ce soit", a dit aux journalistes le porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov.

"Dans ce cas précis, il faut respecter le choix des habitants de la Crimée et la décision qui a été prise il y a deux ans", a-t-il ajouté. (Robin Emmott avec Dmitry Solovyov à Moscou; Guy Kerivel pour le service français)