Les parcs SeaWorld ne feront plus naître d'orques en captivité

jeudi 17 mars 2016 21h46
 

SAN DIEGO, Californie, 17 mars (Reuters) - La société de parcs d'attractions SeaWorld Entertainment a annoncé jeudi son intention d'arrêter l'élevage d'orques en captivité, répondant à une demande récurrente des défenseurs des animaux.

Les 23 épaulards présents dans ses trois parcs, à San Diego en Californie, à Orlando en Floride et à San Antonio au Texas, continueront à être montrés aux visiteurs. Mais les lieux d'observation seront reconfigurés pour ressembler "au monde naturel", selon le site internet du groupe. Six autres animaux se trouvent dans un parc en Espagne, dans le cadre d'un prêt.

Les équipes qui gèrent les parcs auront recours au contrôle des naissances pour que la reproduction s'arrête, a expliqué aux journalistes le patron de SeaWorld, Joel Manby.

Les critiques contre le traitement subi par les orques se sont intensifiées après la mort l'an dernier en l'espace de six mois de trois de ces mammifères marins au parc SeaWorld de San Antonio.

Un mâle épaulard à l'état sauvage peut vivre 30 ans et une femelle 50 ans, certaines pouvant même devenir centenaires, selon le site internet de l'Administration américaine des océans. La plus vieille orque de SeaWorld est une femelle âgée de 51 ans.

Le gestionnaire de parc a également annoncé jeudi son intention de renoncer à son projet "Blue World", un investissement de 100 millions de dollars (88 millions d'euros) qui visait à agrandir l'habitat des orques au parc de San Diego.

Le groupe n'ira pas jusqu'à libérer ses épaulards, contrairement à ce que demandaient certains défenseurs des animaux, faisant valoir que les animaux marins nés ou élevés en captivité ne pourraient vraisemblablement pas survivre dans la nature.

En Bourse, l'action SeaWorld gagnait plus de 9% après ces annonces. (Marty Graham avec Ramkumar Iyer à Bangalore, Barbara Liston à Orlando et Alex Dobuzinskis à Los Angeles; Danielle Rouquié pour le service français)