Manifestations au Brésil pour la démission de Dilma Rousseff

lundi 14 mars 2016 01h38
 

(Actualisé avec nouveaux chiffres, détails)

par Daniel Flynn et Alonso Soto

RIO DE JANEIRO/BRASILIA, 14 mars (Reuters) - Des centaines de milliers de personnes ont défilé dimanche dans les grandes villes du Brésil pour exiger le départ de la présidente Dilma Rousseff, menacée par une procédure de destitution sur fond de scandales de corruption, de crise économique et d'incertitude politique.

Ces manifestations, les plus importantes jamais dirigées contre Dilma Rousseff, sont le signe que les rassemblements anti-gouvernementaux reprennent de la vigueur sur fond d'enquête pour faits de corruption impliquant des proches de la présidente brésilienne.

De Manaus, cité de la jungle amazonienne, jusqu'à la capitale Brasilia en passant par le coeur du monde des affaires à Sao Paulo, des manifestants sont descendus dans les rues pour lancer un appel national à la démission de Dilma Rousseff.

Cette démonstration de force est susceptible de mettre la pression sur les parlementaires pour qu'ils apportent leur soutien à une procédure de déstitution visant la présidente brésilienne, qui semblait encore vouée à l'échec il y a quelques semaines.

Des estimations fournies par la police de plus de 150 villes, compilées par le site d'informations G1, montrent que quelque trois millions de Brésiliens ont participé aux manifestations. Par le passé, certaines estimations de police se sont avérées exagérées.

L'institut de sondage Datafolha a estimé à 500.000 le nombre de manifestants à Sao Paulo, ce qui en ferait le plus rassemblement populaire de l'histoire de la ville et représenterait plus du double d'une marche de protestation organisée il y a un an.

La police militaire, qui donne généralement des estimations plus élevées, a évalué à 1,4 million de personnes la taille de la manifestation lorsque cette dernière était à son pic.   Suite...