Glencore répète que sa dette se réduit, sans rassurer

jeudi 1 octobre 2015 15h06
 

LONDRES, 1er octobre (Reuters) - Le géant des mines et du négoce de matières premières Glencore continue de susciter la méfiance des investisseurs malgré ses efforts pour dissiper leurs inquiétudes quant à l'état réel de ses finances.

Le titre reperdait du terrain jeudi à la Bourse de Londres, en baisse de 2,81% à 88,98 pence à 12h45 GMT, alors que son indice sectoriel des ressources de base en Europe progressait de 1,08% au même moment.

L'action Glencore a plongé de près de 30% lundi, tombant à son plus bas niveau historique en raison des craintes sur la capacité du groupe à réduire suffisamment sa dette pour supporter l'impact de la baisse prolongée des cours des métaux. Elle a ensuite regagné quasiment tout le terrain perdu au cours des deux séances suivantes.

Des analystes de Barclays disent avoir organisé mercredi une rencontre entre, d'une part, des investisseurs et des créanciers de Glencore et, d'autre part, des membres de la direction du géant minier. Ces derniers ont été en mesure d'apaiser un certain nombre de craintes chez leurs interlocuteurs, dit Barclays.

"Le marché nous dit que Glencore est en détresse financière. Nos collègues du crédit jugent que ce constat est prématuré et ne partagent pas ces inquiétudes. Ils ne pensent pas que Glencore est confronté à un risque de défaut imminent", écrivent les analystes de Barclays dans une note publiée jeudi, en jugeant que Glencore peut conserver sa note de crédit en catégorie investissement.

Glencore a multiplié les acquisitions ces 10 dernières années, notamment la fusion avec Xstrata pour 29 milliards de dollars en 2013, en une période où les cours des matières premières étaient élevés. "Nous avons entendu de nombreux investisseurs exprimer leurs inquiétudes que le fait que (...) ces actifs pourraient valoir moins que la dette utilisée pour financer ces acquisitions", relève Barclays.

TESTÉ COMME UNE BANQUE

Glencore s'est déjà engagé à ramener sa dette de 30 milliards à 20 milliards de dollars via notamment des cessions d'actifs, une baisse des investissements, la suspension du dividende et une augmentation de capital de 2,5 milliards de dollars (2,24 milliards d'euros), bouclée sans difficulté particulière il y a deux semaines.   Suite...