LEAD 1-La croissance mondiale ralentit, dit Christine Lagarde (FMI)

mercredi 30 septembre 2015 18h41
 

(Actualisé avec précisions)

WASHINGTON, 30 septembre (Reuters) - La croissance mondiale ralentira cette année du fait du déclin prolongé des économies émergentes avant de repartir timidement en 2016, a déclaré mercredi Christine Lagarde.

La directrice générale du Fonds monétaire international n'a pas fourni de données chiffrées mais ses propos confirment que le FMI va probablement revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016, ce que Christine Lagarde avait déjà laissé entendre dans un entretien accordé cette semaine au quotidien Les Echos.

La croissance repart en zone euro ainsi qu'au Japon et demeure robuste aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, a-t-elle dit mercredi dans un discours de présentation du rapport du FMI sur la croissance mondiale attendu le mois prochain.

"La moins bonne nouvelle est que les économies émergentes devraient enregistrer un déclin de leurs taux de croissance pour la cinquième année consécutive", a-t-elle ajouté.

"La croissance mondiale sera probablement plus faible cette année que la précédente avant une accélération modeste attendue pour 2016", a-t-elle dit.

La directrice générale du FMI a déclaré par ailleurs à la chaîne de télévision américaine CNBC que l'institution ne devrait pas modifier ses prévisions pour la Chine, dont le ralentissement de la croissance provoque des turbulences sur les marchés financiers mondiaux.

Christine Lagarde avait déjà annoncé début septembre que la prévision de croissance du FMI pour 2015 serait "probablement plus faible" que ce que l'institution anticipait en juillet, à savoir 3,3%.

Elle a prévenu mercredi que les prix des ressources de base, qui jouent un rôle primordial pour de nombreuses économies émergentes, pourraient se maintenir à un niveau bas pendant une "période prolongée".

L'ancienne ministre française de l'Economie a exhorté les pays émergents à diversifier leur économie et a estimé que certains étaient mal préparés à affronter les remous financiers que pourrait entraîner un relèvement par la Réserve fédérale de ses taux d'intérêt.

(Jason Lange et Lindsay Dunsmuir; Patrick Vignal pour le service français)