Marchés-Les responsables monétaires face à une volatilité record

mardi 29 septembre 2015 17h07
 

* Volatilité de différentes classes d'actifs depuis 2007:

* bit.ly/1GeIRpl

par Jamie McGeever

LONDRES, 29 septembre (Reuters) - L'année 2015 s'annonce comme la plus volatile sur les marchés depuis la crise financière de 2008, selon une analyse de State Street Global Advisors, et les responsables monétaires et financiers risquent de se trouver à court d'instruments face à des accès d'aversion au risque de plus en plus fréquents.

Alors qu'à peine plus de trois mois restent à courir d'ici la fin de l'année, une nouvelle poussée de volatilité vient de se produire avec l'accélération de la baisse des valeurs de l'automobile après le scandale Volkswagen et de celle du secteur minier avec les doutes sur la solidité financière de Glencore, tout cela dans un contexte de ralentissement de l'économie chinoise.

Dans leur rapport de stabilité financière publié la semaine dernière, l'Union européenne comme la Banque d'Angleterre font écho à la mise en garde de la Banque des règlements internationaux (BRI) pour qui le niveau historiquement bas des taux alimente les distorsions et la volatilité des marchés.

Les banquiers centraux sont dans une position délicate. Ils ont pris des responsabilités toujours plus grandes depuis 2008 pour assurer la stabilité financière mais ils risquent en fait de les déstabiliser, les investisseurs se montrant extrêmement nerveux face à l'éventualité d'une hausse des taux directeurs aux Etats-Unis.

Les nouvelles réglementations contraignant les banques à renforcer leurs fonds propres, à réduire la prise de risque et à limiter leurs activités de tenue de marché ont asséché la liquidité, notamment sur les marchés de taux, aggravant leur dislocation.

Le marché des obligations du Trésor américain en octobre dernier, celui du franc suisse en janvier ou encore celui des obligations d'Etat allemandes en avril ont été les épicentres de turbulences qui se sont propagées à l'ensemble des marchés mondiaux même si elles n'ont duré qu'un à deux jours.   Suite...