Le dialogue social face à des "épreuves de vérité", dit la CFDT

mercredi 23 septembre 2015 15h49
 

* La CFDT s'affirme comme premier interlocuteur du patronat

* Berger voit des risques sur les retraites et les fonctionnaires

* "Je crains le jeu de postures", dit le numéro un du syndicat

PARIS, 23 septembre (Reuters) - La reprise des négociations sur les retraites complémentaires et les accords dans la fonction publique sont deux "épreuves de vérité", a estimé mercredi le secrétaire général de la CFDT, qui s'affirme comme le syndicat le plus enclin au dialogue.

A l'orée d'une période cruciale avec, en sus des retraites et des fonctionnaires, la refonte du code du travail et la conférence sociale du 19 octobre, la CFDT renforce son image d'interlocuteur privilégié du patronat et du gouvernement.

Laurent Berger se défend de faire des compromis et répète que son syndicat aspire seulement à "prendre sa part" dans les débats en cours pour apporter des garanties aux salariés.

"Quand (le dialogue social) ne produit pas de résultat, le politique reprend la main, mais on met en garde contre deux tentations : que les acteurs économiques fuient le dialogue parce qu'ils ne sont pas d'accord sur tout, et la tentation qu'on règle tout par le politique. On n'a pas d'autre choix que de se parler", a-t-il dit en conférence de presse de rentrée.

C'est tout le sens des contre-propositions formulées avant la reprise des négociations sur les retraites complémentaires, de la volonté de voir aboutir un accord sur les carrières et les rémunérations dans la fonction publique, malgré la menace d'un échec, ou d'ouvrir la voie au dialogue sur le code du travail.

Quitte à dramatiser les enjeux. Des premières, il dit qu'il y a "un fort risque de non tenue du pacte qui existe au sein des générations". Du second sujet que ce serait "une catastrophe" de ne pas aboutir et il ajoute redouter "de la casse".   Suite...