LEAD 2-Draghi veut attendre avant toute expansion éventuelle du QE

mercredi 23 septembre 2015 16h46
 

(Actualisé avec des précisions)

par Francesco Guarascio et Balazs Koranyi

BRUXELLES, 23 septembre (Reuters) - Les risques pour les perspectives d'inflation et de croissance de l'Europe se sont amplifiés en raison du ralentissement des économies émergentes mais la Banque centrale européenne (BCE) pense qu'elle doit réfléchir encore à l'opportunité de donner ou pas un nouveau coup de pouce monétaire à l'économie.

Son président Mario Draghi estime à présent qu'il faudra plus de temps que prévu à l'origine pour que l'inflation se stabilise autour de l'objectif de l'institut d'émission, qui est d'un petit peu moins de 2%, et il affirme que la BCE est prête à renforcer son programme de rachats d'actifs si le besoin s'en fait sentir.

Mais l'institut d'émission doit déterminer au préalable si la croissance ralentie des marchés émergents, un euro renforcé et la chute des prix des matières premières altèreront la trajectoire projetée de l'inflation.

Les propos relativement engagés de Mario Draghi ont étonné ceux qui s'attendaient à ce que la banque centrale décide sous peu d'amplifier son programme d'assouplissement quantitatif (QE), ce qui a eu pour effet de faire monter l'euro.

"Le programme d'achats d'actifs recèle en lui-même suffisamment de flexibilité", a déclaré mercredi Mario Draghi à la commission des Affaires économiques et monétaire du Parlement européen. "Nous ajusterons son volume, sa composition et sa durée s'il le faut, si une nouvelle impulsion d'ordre monétaire s'avérait nécessaire".

"Il faut plus de temps pour déterminer en particulier si la perte de dynamique de croissance des marchés émergents est de nature permanente ou momentanée et pour évaluer les forces responsables de la baisse des prix internationaux des matières premières et des épisodes récents de graves turbulences financières", a-t-il ajouté.

Même si la BCE vise une inflation d'un peu moins de 2%, elle a dit qu'elle pourrait devenir négative dans les mois qui viennent avant de remonter.   Suite...