Non-lieu requis pour Christine Lagarde dans le dossier Tapie

mercredi 23 septembre 2015 08h49
 

PARIS, 23 septembre (Reuters) - Le procureur général de la Cour de cassation près la Cour de justice de la République a requis un non-lieu pour Christine Lagarde dans l'enquête sur l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008, a confirmé mercredi à Reuters l'avocat de la directrice générale du Fonds monétaire international.

"Le réquisitoire aux fins de non-lieu vient de m'être notifié", a déclaré Yves Repiquet.

Jean-Claude Marin a pris cette décision à la mi-septembre, a-t-il précisé.

Si les magistrats instructeurs de la CJR suivaient ces recommandations, les poursuites visant Christine Lagarde seraient abandonnées.

L'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy a été mise en examen le 27 août 2014 pour négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique dans le dossier Tapie.

Placée initialement sous le statut de témoin assisté dans cette affaire, Christine Lagarde dément toute négligence dans l'arbitrage privé qui a soldé le litige opposant l'homme d'affaires Bernard Tapie au Crédit lyonnais pour la revente de l'équipementier sportif Adidas.

Le tribunal arbitral a condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), véhicule public chargé de liquider les actifs du Crédit Lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral, soit 403 millions d'euros avec les intérêts. (Chine Labbé, édité par Sophie)