France-La confiance des patrons de PME/ETI en forte hausse

jeudi 17 septembre 2015 13h24
 

PARIS, 17 septembre (Reuters) - Le confiance des dirigeants de PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) s'est fortement améliorée pendant l'été en France et ils sont plus nombreux à anticiper une hausse de leur chiffre d'affaires dans les six mois selon l'Observatoire OpinionWay-Banque Palatine-Challenges publié jeudi.

La confiance des dirigeants dans les perspectives de leur entreprise pour les six prochains mois atteint 80%, soit sept points de plus que dans la précédente enquête réalisée en juin et un plus haut depuis avril 2012.

Ce rebond intervient malgré la détérioration de l'environnement international, avec le ralentissement en cours dans les pays émergents, qui se traduit par une chute (-20 points à 60%) de leur confiance dans l'économie mondiale.

Dans le même temps, leur niveau de confiance dans l'économie française poursuit son rebond entamé en début d'année, progressant de deux points, à 41%, pour se situer à un plus haut de trois ans.

Mais les perspectives d'investissement, qui s'étaient fortement améliorées fin 2014, continuent de stagner et ce, bien que la proportion de chefs d'entreprise anticipant une hausse de leur chiffre d'affaires progresse nettement (+5 points à 42%).

Et 70% des dirigeants de PME-ETI se déclarent en ligne avec les objectifs fixés en début d'année, un chiffre supérieur de huit points par rapport à septembre 2014.

Si les trois quarts (76%) envisagent toujours de maintenir le nombre de salariés, ils sont pour le reste autant (12%) à anticiper une hausse qu'une baisse de leurs effectifs à un horizon de six mois.

La situation est différente pour l'emploi des cadres, où le solde entre hausse et baisse des effectifs est devenu positif de six points (11% contre 5%), alors qu'il était nul (8% contre 8%) en juin.

L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 303 dirigeants d'entreprises, dont le chiffre d'affaires est compris entre 15 et 500 millions d'euros, interrogés par téléphone entre le 24 août et le 4 septembre. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)