LEAD 2-FedEx annonce un bénéfice décevant, abaisse ses objectifs

mercredi 16 septembre 2015 16h42
 

(Actualisé avec précisions, cours de Bourse)

CHICAGO, 16 septembre (Reuters) - FedEx a annoncé mercredi un bénéfice net trimestriel en hausse de 6% mais en deçà du consensus, une conjoncture économique mondiale morose et un dollar fort ayant grevé ses comptes.

Le groupe de messageries, souvent considéré comme un baromètre de l'activité aux Etats-Unis, a également revu en baisse ses prévisions de résultats sur l'ensemble de son exercice à fin mai 2016, évoquant notamment la faiblesse de la croissance et des coûts opérationnels supérieurs aux attentes.

Le titre recule de 3,72% vers 14h30 GMT alors que le S&P 500 est en légère hausse, de 0,23%, à ce stade de la séance.

FedEx a fait état d'un bénéfice net du premier trimestre de 692 millions de dollars (612 millions d'euros), soit 2,42 dollars par action, contre 653 millions (2,26 dollars par action) un an auparavant. Le consensus des analystes donnait un BPA de 2,46 dollars par action.

Le chiffre d'affaires du groupe basé à Memphis, dans le Tennessee, a augmenté à 12,30 milliards de dollars, contre 11,7 milliards, conforme au consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Sur l'ensemble de l'exercice, FedEx prévoit dorénavant un bénéfice par action (BPA) situé entre 10,40 et 10,90 dollars, avant ajustement pour revalorisation de fin d'année au prix du marché des comptes de son régime de retraite. Le groupe tablait auparavant sur un BPA de 10,60 à 11,10 dollars et le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donne 10,82 dollars sur l'année.

"Nous restons concentrés sur notre plan d'augmentation du bénéfice, de développement de la croissance dans l'e-commerce et d'amélioration de la qualité de notre chiffre d'affaires", a dit le directeur financier du groupe Alan Graf dans un communiqué.

FedEx annonce aussi que ses dépenses d'investissement seront inchangées en 2016, à 4,6 milliards de dollars. Selon les estimations de la société, l'économie américaine devrait croître de 2,5% en 2015 et de 2,8% en 2016, tirée par la consommation. (Nick Carey, Wilfrid Exbrayat et Juliette Rouillon pour le service français)