September 15, 2015 / 10:40 AM / 2 years ago

France-CGT et CFDT bloqueront un accord sur les 39 h chez Smart

3 MINUTES DE LECTURE

STRASBOURG, 15 septembre (Reuters) - La CGT et la CFDT de l'usine automobile Smart de Hambach (Moselle) s'opposeront, comme la loi le leur permet, à un retour aux 39 heures de travail hebdomadaires souhaité par la direction de la filiale du groupe allemand Daimler et approuvé par 56% des salariés, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Un accord d'entreprise doit, pour être validé, porter la signature de syndicats représentatifs d'au moins 30% du personnel mais d'autres syndicats peuvent s'y opposer s'ils ont eux-mêmes obtenu plus de 50% des voix aux élections professionnelles.

La CGT et la CFDT de Smart, qui représentent ensemble 53% des 800 salariés de l'usine, se sont constituées en intersyndicale pour empêcher le projet d'accord qu'avait présenté, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), la filiale du groupe allemand Daimler.

"Il n'y aura pas d'accord. On prendra nos responsabilités", a dit à Reuters Didier Getrey, représentant de la CFDT.

Opposés depuis le départ au projet de la direction, les deux syndicats s'estiment confortés par le fait que celui-ci n'a été approuvé, vendredi dernier, que par 39% des ouvriers, le personnel Etam (employés, techniciens et agents de maîtrise) et cadres votant au contraire en sa faveur à 74%.

Seul syndicat ayant appelé à voter "oui" au nom de la sauvegarde de l'emploi, la CFE-CGC, qui n'aurait pu signer un accord qu'avec l'appui de la CFTC, n'y croit plus guère.

"Il n'y a pas d'accord pour l'instant mais il ne faut pas brûler les étapes. Il faut voir comment le projet va être écrit et interprété", a dit à Reuters Mario Mutzette, représentant de la CFE-CGC.

Les syndicats et la direction doivent se retrouver mercredi.

La filiale du groupe allemand Daimler proposait aux salariés une augmentation de 12% de la durée du travail, qui serait passée de 35 à 39 heures hebdomadaires jusqu'en 2020, en échange d'une augmentation du salaire de base de 6%, soit 120 euros brut par mois, et d'une prime de 1.000 euros versée en deux fois.

Les cadres auraient perdu, de leur côté, 10 jours de RTT.

La direction de Smart s'engageait, en contrepartie, à ne procéder à aucune suppression d'emploi durant la durée de l'accord.

Celui-ci aurait inévitablement concerné les 800 salariés des équipementiers installés sur le site qui produit la version deux places du petit véhicule urbain.

Selon les syndicats, la direction souhaite augmenter la productivité pour garantir que la prochaine version de la Smart Fortwo soit assemblée en Moselle et non dans l'usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie, qui produit depuis l'an dernier une version "quatre places" en partenariat avec Daimler. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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