L'économie grecque toujours malade à l'approche des élections

mercredi 9 septembre 2015 18h25
 

par George Georgiopoulos et John Stonestreet

ATHENES, 9 septembre (Reuters) - L'embellie du premier semestre devrait n'être qu'une parenthèse pour l'économie grecque, engluée dans la déflation, affaiblie par la contraction de sa base industrielle et contrainte par les conditions budgétaires associées au sauvetage financier du pays.

Ce sombre tableau constitue l'arrière-plan de la campagne pour les élections législatives du 20 septembre, qui s'annoncent très serrées.

Premier ministre sortant et chef de file de la gauche radicale, Alexis Tsipras promet de se battre pour améliorer les termes de l'accord qu'il dit avoir accepté à contre-coeur en juillet pour obtenir une troisième aide financière et éviter à la Grèce la faillite, voire une sortie de la zone euro.

Son principal adversaire, le conservateur Vangelis Meimarakis, de Nouvelle Démocratie, l'accuse pour sa part d'avoir replongé le pays dans la récession par sa mauvaise gestion, des attaques qui lui ont permis d'augmenter sa cote de popularité au détriment de l'ancien Premier ministre.

Les deux hommes sont au coude-à-coude dans les sondages et les électeurs, frappés par un chômage de masse et des salaires qui n'ont jamais été aussi faibles en 14 ans, ne semblent guère nourrir d'illusions sur l'avenir.

"Je ne m'attends à aucun soulagement à court terme, quel que soit le résultat", dit Costas Mallatos, 42 ans, employé dans une compagnie d'assurance à Athènes.

"Je serai toujours accablé par les impôts que je paie mais je crains que le chômage augmente. Les employeurs essaient de réduire les coûts, c'est ainsi qu'est la vie avec les plans d'aide financière."

L'économie grecque a connu une croissance de 0,9% au deuxième trimestre avec la hausse des dépenses des ménages et des exportations.   Suite...