Australie-Woodside Petroleum offre $8 mds pour Oil Search

mardi 8 septembre 2015 10h10
 

MELBOURNE, 8 septembre (Reuters) - Woodside Petroleum , la première compagnie pétrolière indépendante d'Australie, propose de racheter son concurrent et compatriote Oil Search pour l'équivalent de 11,6 milliards de dollars australiens (8,1 milliards de dollars US ou 7,25 milliards d'euros) en actions et de mettre ainsi la main sur deux projets prometteurs de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le montant annoncé constituerait un record dans le secteur de l'énergie en Australie et l'opération donnerait à Woodside une participation de 29% dans le projet PNG Liquefied Natural Gas d'Oil Search en Papouasie-Nouvelle-Guinée, considéré comme l'un des rares projets de GNL viables dans un contexte de prix bas du pétrole.

En plus de ce projet PNG LNG, Oil Search a une participation de 23% dans les champs Elk et Antelope, le plus important gisement non encore développé de PNG.

Des analystes n'excluent pas des contre-offres d'ExxonMobil -- qui est l'opérateur de PNG LNG --, du français Total , également associé à ce projet, ou de compagnies nationales asiatiques comme la malaisienne Petronas, même si Woodside a pris une longueur d'avance en entrant en contact avec des actionnaires clés d'Oil Search.

Woodside, basé à Perth, dispose d'un trésor de guerre suffisant pour racheter son rival de Sydney et a besoin de cette acquisition pour se relancer avec de nouveaux projets, sur le modèle de Royal Dutch Shell qui est devenu un acteur majeur du GNL en investissant 70 milliards de dollars dans BG Group.

Woodside propose une de ses actions pour quatre titres d'Oil Search, ce qui valorise sa cible à 11,6 milliards de dollars australiens au cours de clôture de lundi.

Alors que la prime proposée est de 14% par rapport à la clôture de lundi, l'action Oil Search a bondi mardi de 17,4% à 7,90 dollars australiens, signe que les investisseurs attendent un relèvement de l'offre ou une contre-offre.

"C'est une première salve. La prime offerte nous paraît très modeste", déclare Rohan Walsh, gérant chez Karara Capital.

John Hirjee, analyste chez Deutsche Bank, note que les primes consenties par les acquéreurs sont généralement de 30 à 40% dans les fusions et acquisitions du secteur énergétique.   Suite...