France-La majorité des syndicats de Smart contre le retour à 39h

lundi 7 septembre 2015 10h20
 

STRASBOURG, 7 septembre (Reuters) - Trois des quatre syndicats de Smart, la filiale du groupe allemand Daimler installée à Hambach en Moselle, s'opposent à un retour aux 39 heures de travail hebdomadaires, une proposition de la direction qui sera soumise au vote des salariés le 11 septembre.

Seule la CFE-CGC, le syndicat des cadres, se dit prête à signer l'accord pour préserver les 800 emplois directs, 1.600 au total en comptant les sous-traitants installés sur le site d'assemblage du petit véhicule urbain à deux places.

"La CFDT est d'accord pour signer les accords de compétitivité, mais quand c'est nécessaire", affirme Didier Getrey, représentant du syndicat dans l'entreprise.

"C'est un peu paradoxal de nous demander de travailler plus alors qu'il n'y a pas de boulot", ajoute-t-il en évoquant les quatre vendredis qui seront chômés d'ici la fin de l'année, suivis de huit jours entre Noël et le jour de l'An.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la direction de l'usine.

L'entreprise, très discrète sur le sujet, invoque la nécessité d'améliorer la compétitivité et propose une augmentation salariale de 120 euros brut par mois, soit 6% du salaire de base, ainsi qu'une prime unique de 1.000 euros en contrepartie d'une augmentation de 12% du temps de travail.

Les horaires passeraient à 37 heures au 1er octobre 2015 et à 39 heures au 1er octobre 2016 pour revenir à 35 heures en 2020. Les cadres céderaient de leur côté dix jours de RTT.

Les syndicats dénoncent un "chantage à l'emploi", alors qu'une version quatre places de la Smart est produite depuis la fin de l'année dernière à Novo Mesto, en Slovénie, en partenariat avec Renault.

"La direction nous dit qu'ils pourraient y faire aussi la deux places", explique Didier Getrey.   Suite...