BOURSE-Air France-KLM bondit, AF envisagerait du low cost long-courrier

jeudi 3 septembre 2015 09h51
 

PARIS, 3 septembre (Reuters) - L'action Air France-KLM signe jeudi la plus forte hausse de l'indice SBF 120 à la Bourse de Paris, après que le journal Les Echos a rapporté que la compagnie Air France envisageait de lancer une filiale à bas coûts dans le long-courrier.

A 09h44, le titre avance de 6,31% à 6,373 euros quand le SBF 120 gagne 1,17%.

"L'action monte après l'article des Echos indiquant qu'Air France envisage la création d'une filiale low cost long-courrier pour éviter de réduire certaines liaisons", commente un trader en poste à Londres.

Air France envisagerait la création de cette activité avec des pilotes et des personnels de cabine dotés d'un statut différent de celui de la maison mère, à laquelle serait confiée l'exploitation d'une partie des futurs Boeing 787, indique le quotidien.

Cette structure, conçue comme un laboratoire de productivité, s'appuierait sur les faibles coûts d'exploitation du 787, qui consomme jusqu'à 20% de moins qu'un long-courrier actuel, et une productivité des personnels navigants revue à la hausse, ajoute le journal.

"Comme pour Transavia, le recrutement des personnels navigants s'effectuerait sur la base du volontariat ou/et par recrutement externe. Elle permettrait de résorber les sureffectifs de pilotes et de navigants d'Air France, d'éviter de possibles licenciements en cas de forte réduction du réseau et de maintenir la présence du groupe sur certaines liaisons aujourd'hui très déficitaires", ajoutent Les Echos.

Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Air France-KLM pour un commentaire.

Notamment confronté à la concurrence des compagnies à bas coûts et de celles du Golfe, Air France-KLM a vu ses résultats se dégrader à nouveau au deuxième trimestre, ce qui a conduit le groupe à annoncer de nouvelles économies et une hausse de ses capacités plus modérée que prévu sur l'année.

L'entreprise avait également projeté de développer la compagnie "low cost" Transavia en Europe pour mieux lutter contre des concurrentes comme easyJet mais avait dû l'abandonner après une grève historique de deux semaines en septembre 2014. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)