La Chine durcit les règles sur les dérivés actions et de change

mercredi 2 septembre 2015 17h37
 

HONG KONG/SHANGHAI, 2 septembre (Reuters) - La Chine a annoncé un nouveau durcissement des appels de marge sur les dérivés sur indices boursiers et va renforcer les contraintes sur les dérivés sur le change pour tenter de stabiliser ses marchés boursiers et décourager la spéculation à la baisse sur le yuan.

Cette initiative pourrait toutefois compromettre aux yeux des investisseurs son engagement à libéraliser ses marchés financiers.

La Banque populaire de Chine (BPC) exigera à compter du mois prochain la constitution de réserves pour tout achat de dérivés sur les changes, ce qui renchérira le coût des prises de position à la baisse du yuan, selon un document dont Reuters a pu prendre connaissance.

Dans un document comparable, dont Reuters avait pu prendre connaissance mardi, la banque centrale disait vouloir exiger des banques qu'elles constituent des réserves pour le compte de leur clients intervenant sur les devises à terme, une initiative perçue comme destinée à freiner la spéculation et la volatilité sur la devise après sa dévaluation inattendue du 11 août.

Les fortes turbulences provoquées par cette décision sur les marchés financiers ont poussé Pékin à essayer d'en limiter l'impact.

La Banque populaire de Chine a fixé à plusieurs reprises le point médian de référence quotidien du yuan à la hausse et augmenté la fréquence des ventes de dollars par les banques publiques afin de soutenir sa devise, allant même jusqu'à une rare intervention sur le marché à terme.

Certains opérateurs estiment que les interventions répétées sur le marché au comptant et les nouvelles exigences à venir sur les marchés dérivés constituent un retour en arrière par rapport aux ambitions de libéralisation du marché des changes en vue d'une plus grande internationalisation du yuan.

Selon le document de la BPC consulté mercredi, le ratio de réserves obligatoires atteindrait 20% sur la valeur nominale des contrats à terme et des contrats de swap et 10% sur celle des contrats d'option.

Contactée par Reuters, la BPC s'est refusée à tout commentaire.   Suite...