LEAD 1-Novo Banco-La Banque du Portugal se tourne vers un 2e candidat

mercredi 2 septembre 2015 00h42
 

(Actualisé pour préciser que Banco Novo discute maintenant avec Fosun, et non Apollo comme indiqué auparavant par deux sources)

LISBONNE, 1er septembre (Reuters) - La Banque du Portugal a annoncé mardi avoir mis fin, faute d'accord, à ses négociations avec le chinois Anbang Insurance Group pour le rachat de Novo Banco qui regroupe les actifs sains de Banco Espirito Santo (BES), ouvrant la voie à des discussions avec le prétendant ayant présenté la deuxième meilleure offre.

"En l'absence d'accord, la Banque du Portugal a décidé ce jour de mettre un terme aux négociations et d'inviter le deuxième candidat le mieux placé (à des négociations exclusives)", a déclaré la banque centrale.

Selon une source proche du dossier, le groupe chinois Fosun International a été choisi pour entamer de nouvelles négociations en vue du rachat de Banco Novo. "Fosun est celui qui a été invité (à négocier), il a déjà été informé."

Auparavant, deux sources avaient indiqué à Reuters que c'était le fonds américain Apollo Global Management qui avait été invité à engager des discussions avec la banque centrale portugaise en vue d'un éventuel rachat de la banque.

La Banque du Portugal n'a pas voulu dire quel était le nouvel acheteur potentiel tandis qu'Anbang et Apollo ont refusé de commenter. Fosun de son côté a déclaré dans un communiqué: "Après la décision de Banco de Portugal, Fosun aimerait réaffirmer son engagement fort envers le Portugal."

Lisbonne espère vendre Novo Banco pour récupérer au moins une partie des 4,9 milliards d'euros consacrés l'an dernier au sauvetage de BES, alors deuxième banque du pays mais menacée de faillite par les dettes de sa famille fondatrice.

Novo Banco se classe aujourd'hui au troisième rang du marché bancaire portugais par ses actifs, qui représentent environ 65 milliards d'euros. Les actifs les plus risqués de BES, notamment ceux exposés à la dette des Espirito Santo, ont été cantonnés dans une structure de défaisance. (Axel Bugge, Véronique Tison pour le service français)