La Malaisie étudie le Rafale, le prix sera déterminant

mardi 1 septembre 2015 12h46
 

KUALA LUMPUR, 1er septembre (Reuters) - La Malaisie est en train d'étudier la proposition française de fourniture de chasseurs Rafale mais la décision dépendra du prix de l'avion, a déclaré mardi le ministre malaisien de la Défense, Hishamuddin Hussein.

Kuala Lumpur, qui souhaite renouveler sa flotte de chasseurs, composée pour l'instant de MiG-29 de fabrication russe, passe pour envisager, outre le Rafale, de s'équiper du F/A-18 de l'américain Boeing, du Gripen du suédois Saab et de l'Eurofigter Typhoon, produit par une coentreprise associant Airbus, Finmeccanica et BAE Systems.

Dassault Aviation, le constructeur du Rafale, discuterait de la fourniture de 16 exemplaires de l'avion à la Malaisie.

Fin juillet, une source proche du dossier avait déclaré à Reuters que la France comptait engranger deux nouveaux contrats à l'export pour le Rafale d'ici début 2016, précisant que les négociations les plus avancées avaient lieu avec la Malaisie et les Emirats arabes unis.

"Il est trop tôt pour annoncer quoi que ce soit à ce sujet" a déclaré Hishamuddin Hussein mardi lors d'une conférence de presse commune avec Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, à Kuala Lumpur.

"Tout cela fait partie d'un tout, c'est une proposition que nous étudions et j'ai été très clair avec les Malaisiens sur le fait que c'était une question de budget", a-t-il ajouté en réponse à une question sur l'intérêt de la Malaisie pour le Rafale.

Une décision malaisienne était initialement attendue avant la fin de l'année mais des experts du secteur aéronautique ont prévenu que les difficultés budgétaires liées à la chute des prix du pétrole et des matières premières pourraient retarder le processus.

Hishamuddin Hussein a précisé mardi qu'il n'avait pas discuté avec Jean-Yves Le Drian des navires porte-hélicoptères Mistral que la France tente de revendre après l'annulation du contrat avec la Russie.

La Malaisie fait partie des pays jugés susceptibles d'être intéressés par le Mistral, avec le Brésil, Singapour, le Canada et l'Egypte.

Plusieurs sources au fait du dossier ont évoqué la semaine dernière des discussions "avancées" sur le dossier du Mistral.

(Al-Zaquan Amer Hamzah; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)