August 30, 2015 / 10:25 AM / in 2 years

Alcatel-Les conditions financières du départ de Combes font débat

3 MINUTES DE LECTURE

PARIS, 30 août (Reuters) - Les conditions financières du départ de Michel Combes d'Alcatel-Lucent relancent à nouveau le débat sur les rémunérations des patrons français alors que, selon Le Journal du Dimanche, il devrait encaisser sur les trois prochaines années l'équivalent de 13,7 millions d'euros en actions.

Le directeur général de l'équipementier télécoms franco-américain, à la tête de l'entreprise depuis avril 2013, doit prendre à compter de mardi la présidence de Numericable-SFR et la direction des opérations d'Altice au niveau mondial.

Selon le JDD, il recevra sur trois ans 4,5 millions d'euros de clause de non-concurrence, un million d'euros de stock-options.

Il bénéficiera aussi de 8,2 millions d'euros d'actions qu'il pourra vendre entre 2016 et 2018. L'hebdomadaire ajoute que les règles instituées à l'origine par Alcatel ne l'autorisaient pas à les toucher mais qu'elles ont été modifiées cet été.

"Il faut avoir le sens de la mesure", a commenté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, en marge de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle.

"Il est nécessaire de récompenser ceux qui s'engagent et ceux qui, en partie, font bouger les choses, mais ça ne peut pas se faire sans limites, sans principes."

Une porte-parole d'Alcatel-Lucent, dans un mail à Reuters, a précisé dimanche que Michel Combes ne recevait aucune prime liée à son départ.

"Comme directeur général d'Alcatel-Lucent, il bénéficie des dispositifs de rémunérations telles que votées par l'assemblée des actionnaires et décidées par le conseil d'administration", et n'a pas de conditions de rémunération de long terme, liées aux performances, différentes de celles des autres collaborateurs du groupe, a-t-elle ajouté.

"Tout montant publié relève d'hypothèses non réalisées et non vérifiables sur le cours des actions attribuées d'ici 2018."

Le PDG par intérim d'Alcatel, Philippe Camus, cité par le JDD, a pour sa part déclaré que « ces rémunérations sont convenables, équitables et appropriées au redressement qu'il (Michel Combes, NDLR) a opéré ».

Michel Combes est l'artisan du plan « Shift » qui a permis de redresser le groupe par un recentrage de ses activités et des coupes drastiques dans ses effectifs.

En avril, lors de l'annonce de son départ dans le cadre de la fusion du groupe avec le finlandais Nokia, il avait indiqué qu'il renonçait à une disposition qui lui permettait de toucher 2,4 millions d'euros d'indemnités. (Dominique Rodriguez avec Ingrid Melander à La Rochelle, édité par Sophie Louet)

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