France-Un rapport pour améliorer l'investissement des entreprises

mercredi 26 août 2015 18h54
 

PARIS, 26 août (Reuters) - Mieux financer pour aider les entreprises à investir, tel est l'objet d'un rapport d'étape remis mercredi à Manuel Valls par François Villeroy de Galhau, qui suggère notamment une meilleure utilisation de l'épargne et une coordination au niveau européen.

L'ancien directeur général délégué de BNP Paribas remettra à l'automne son rapport définitif, qui contiendra des propositions pour la France et au niveau international.

"L'investissement n'est pas en cale sèche en France mais, pour poursuivre la métaphore maritime, il n'est pas assez manoeuvrant ni assez portant", a-t-il déclaré devant des journalistes après avoir remis son rapport au Premier ministre, en présence des ministres de l'Economie et des Finances, Emmanuel Macron et Michel Sapin.

"Nous n'avons pas besoin de grand soir fiscal en France, nous n'avons pas besoin de changement de traités en Europe, il faut que nous nous mobilisions collectivement avec les autres Etats membres pour mieux utiliser ces ressources", a expliqué François Villeroy de Galhau. "C'est un enjeu totalement clé si on veut que l'Europe soit une économie d'innovation et de croissance."

En introduction de son rapport, l'auteur explique que l'investissement des entreprises a mieux résisté en France qu'ailleurs en Europe mais qu'il repart plus lentement qu'en Allemagne, par exemple.

Plus généralement, l'investissement européen repart moins vite qu'aux Etats-Unis.

La France et l'Europe ont selon lui à prendre en compte trois éléments en même temps : des investissements de plus en plus innovants et donc risqués, une épargne abondante mais prudente et un système financier mieux sécurisé après les crises des années 2007-2011.

Au chapitre des orientations à prendre en France, l'auteur suggère d'améliorer l'accès des très petites entreprises (TPE) au crédit, notamment de trésorerie.

Il demande de favoriser l'investissement en actions de l'assurance-vie (qui représente 1.600 milliards d'euros en France) via Euro-Croissance, un contrat de financement de l'économie française ne comportant une garantie en capital qu'au terme d'une détention minimale de huit ans.   Suite...